Complexe sidérurgique de Tosyali:
Objectif, exporter 1 milliards de dollars d’ici fin 2022

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Le complexe algéro-turc est aujourd’hui le meilleur exportateur de produits sidérurgiques en Algérie. L’usine de Bethioua, à l’est d’Oran a exporté l’année dernière 700 millions de dollars de produits ferreux aux États-Unis, Italie, Belgique, Roumanie ainsi que dans un grand nombre de pays africains.
Que faut-il conclure à la lecture de tels résultats sinon que quand l’État s’associe avec le secteur privé, les résultats ne se font pas attendre et ils sont encourageants. Ce n’est malheureusement pas le cas quand c’est uniquement l’État qui est le principal gestionnaire comme on le constate avec le complexe sidérurgique d’El Hadjar qui peine à atteindre le tiers de ses objectifs malgré toutes les perfusions financières chiffrées en milliards de dollars consenties par l’État. Ce qui fait dire à beaucoup d’experts économiques que la renationalisation d’El Hadjar a été une erreur stratégique. Certes le partenariat avec l’indien Mittal a été perçu comme une faute monumentale non parce que ce partenaire est étranger mais parce que le groupe choisi par l’équipe gouvernementale dirigée à l’époque par Ouyahia a fixé son choix sur ce prédateur industriel dont la réputation sulfureuse était connue à travers le monde entier. En effet l’indien Mittal s’était fait une spécialité, celle d’acheter ou de s’associer avec des entreprises sidérurgiques en difficulté pour ensuite soit les vendre ou les abandonner à leur triste sort en engrangeant entre temps les meilleurs profits qu’il pouvait tire de ces entreprises en difficulté. Alors qu’à l’époque où El Hadjar n’arrivait plus à se relever l’État avait le choix de choisir un autre partenaire comme le groupe italien qui en avait fait la proposition. On choisit l’indien et quelques années après ce dernier qui n’a pas investi un seul centime pour rénover les installations complètement défaillantes a remis les clés à l’État algérien dont la seule solution était de reprendre les rênes sauf qu’au lieu de rénover les installations comme il l’a fait et penser tout de suite après à trouver un repreneur fiable du profil du turc qui est associé à hauteur de 49% , il perpétua l’erreur de reprendre la gestion de cet immense combinat en espérant que ceux qui le dirigent deviennent performants. Cela n’a pas été le cas et ce ne le sera jamais. Alors faut-il dénationaliser El Hadjar qui est devenu un gouffre financier, l’option n’est pas à exclure car le ministre de l’industrie a adressé un ultimatum, sans doute le dernier. Si d’ici un an ce complexe n’atteint pas ses objectifs il connaîtra la privatisation mais celle-ci sera d’un autre genre à l’exemple de Tosyali qui gagne de l’argent et n’a jamais été aidé par l’État.

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