Inflation:
  Il faut faire avec jusqu’à fin 2023

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Selon nos économistes l’inflation qui dépasse actuellement les 5% fera dans les prolongations. Cette année et très probablement l’année prochaine à cause notamment de la faiblesse de la production agricole mais également de la rareté des intrants indispensables notamment en ce qui concerne la nourriture de la volaille mais également tout ce qui entre dans la composition des vaches laitières.

Rien d’étonnant dès lors que les prix des légumes, notamment la pomme de terre flambent. Ils continueront leur ascension. Cela n’a rien à voir avec la spéculation, c’est une affaire de production et celle-ci ne couvre pas la totalité des besoins. Alors faut-il en importer pour réguler le marché. Certains experts dans le domaine disent oui, d’autres pensent le contraire. En Algérie on consomme de la semoule, de la farine, du lait, et des patates dans des quantités exponentiellement fortes. Viennent ensuite la volaille et dans des proportions moindres la viande rouge (ovine et bovine) et le poisson. Ces deux derniers produits sont depuis longtemps hors de portée des revenus moyens. En ce qui concerne l’agro-alimentaire, autrement dit les produits à base de lait et de blé les subventions étatiques ont pu limiter les dégâts mais causent régulièrement des trous dans les dépenses publiques. Heureusement qu’avec la guerre en Ukraine les prix du gaz et du pétrole sont actuellement à leur plus haut niveau, ce qui comble le déficit de notre balance commerciale qui connait aujourd’hui un équilibre qu’elle n’a jamais connu auparavant. Il reste que pour le gouvernement la tâche la plus importante qui lui incombe dorénavant c’est d’arriver à une autosuffisance alimentaire relative car cela n’arrivera jamais qu’elle soit totale. L’effort doit être permanent et soutenu dans le secteur agricole car l’inflation des prix vient de la faiblesse endémique de notre production de féculents, de céréales et de lait. Elle concerne également la grande faiblesse productive d’intrants entrant dans la composition d’aliments du bétail. Il faut aussi miser sur la production extensive d’engrais et de fertilisants pour élargir les surfaces agricoles dont une grande partie est encore inexploitée ou très insuffisamment. Le contrat qui vient d’être signé avec deux sociétés chinoises spécialisées dans la transformation du phosphate dont l’Algérie possède de nombreux gisements non encore exploités permettra, à l’avenir de produire suffisamment de fertilisants pour ensemencer des dizaines de milliers d’hectares de terre encore en friche. Il y a aussi le problème des ressources en eau qui n’est pas particulier à l’Algérie mai concerne la plupart des pays de l’hémisphère sud de la planète. De telles ressources restent faibles en ce qui concerne notre pays, or sans eau point d’irrigation et bien sûr insuffisance de la production. D’où la stratégie adoptée par le gouvernement sur instruction permanente du président de la république de mettre le paquet dans la réalisation de stations de dessalement d’eau de mer pour alimenter la population du nord du pays et principalement les grandes agglomérations urbaines, toutes situées sur le littoral. En allégeant les barrages en leur offrant la capacité de contenir plus d’eau cela donnera à l’agriculture un meilleur accès à cet élément précieux pour pouvoir répondre aux défis de la production nationale en supposant toutefois que la sécheresse due au dérèglement climatique que connait aujourd’hui notre planète ne s’aggrave pas car le problème numéro un de la production de la richesse agricole vient de la rareté de l’eau. De ce point de vue là notre pays qui dispose du plus grand désert du monde a cet avantage que les autres pays désertiques n’ont pas, celui de la présence d’une véritable mer intérieure enfouie profondément dans le sous-sol saharien. C’est l’or du futur mais pour extraire une telle richesse qui tend à se raréfier drastiquement il faut dès à présent songer à l’exploiter. Le projet est pharaonique et demande un investissement des plus lourds, le pays à lui seul ne pourra le réaliser il lui faut des partenaires d’envergure lesquels ne viendraient que s’ils trouvent leur compte. Les négociations de ce marché colossal de l’eau doivent se tenir dès maintenant car les défis qu’aura à affronter notre planète auront indéniablement des effets dramatiques sur un grand nombre de populations de la terre. Donc pour en revenir à un problème terre à terre de l’inflation qui nous touche aujourd’hui ce qui nous attend dans les trente prochaines années est incommensurablement plus important car il ne s’agira pas seulement de faire vivre notre population en lui offrant les meilleures conditions d’accessibilité à des produits de base, considérés comme essentiels mais de changer notre modèle de consommation qui ne sera plus celui que nous connaissons aujourd’hui. C’est le plus grand défi de l’histoire du monde et nous faisons partie de ce monde. Tirer le moindre avantage de ce que nous offre une nature de plus en plus malmenée sera considérée comme une véritable richesse.

 

 

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