Covid en Algérie:
C’est fini !

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A-t-on atteint l’immunité collective ? Il semble que ce soit le cas. Dans son dernier bilan, le ministère de la santé a fait état de zéro contamination par Covid. Cela donne un sens à la thèse déjà répandue que la population algérienne est à présent immunisée. Pourtant seuls 35% de la population a été vaccinée et la moitié n’a reçu qu’une seule dose de vaccin.

Il faut dire que la pandémie du coronavirus a frappé sans distinction tous les pays de la planète y compris le nôtre. Nous avons eu, nous aussi, notre cortège de morts et à certains moments nous avions atteint des pics qui laissaient prévoir une dangerosité plus grande. La politique sanitaire mise par le gouvernement a certes donné des résultats positifs grâce aux confinements répétés mais certainement pas à la vaccination qui avait subi un retard considérable dans la distribution mais également à la méfiance des citoyens qui étaient peu convaincus de l’efficacité des vaccins chinois. En fait la population s’est prise en charge elle-même en se protégeant efficacement contre la propagation du virus grâce au port du masque, cette fameuse « bavette » qu’ils portaient lorsqu’ils mettaient le nez dehors. Les Algériens ont aussi abandonné leur coutume ancestrale du serrage des mains et des accolades répétées à longueur de journée. Ces gestes barrière et l’hygiène perceptible de l’usage du gel hydro alcoolique leur ont permis d’être suffisamment protégés. Il faut ajouter à cela la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes qui ont quand même arrêté la propagation du virus venant de l’extérieur. Certes ce sont ce qu’on appelle des moyens de bord, bien loin des mesures prises par les pays européens qui formaient un ensemble de dispositifs plus médicaux avec l’arrivée massive de vaccins ARN, un port du masque obligatoire partout entouré de sanctions sous formes d’amendes dissuasives, sans parler de ce fameux pass sanitaire qui a été l’objet de contestation sociale laquelle souvent virait à la confrontation. Nous Algériens, n’avons pas connu tout cela mais la conscience collective du danger que représentait ce fléau mondial nous a permis de nous protéger à notre manière en préservant notre liberté d’action. Ces derniers mois une reprise de la propagation du virus Omicron moins virulent que les précédents n’a pas touché l’Algérie et c’est sans doute pour cela que la propagation s’est d’elle-même éteinte ne laissant subsister que des résidus d’anciens variants peu nombreux, au demeurant, qui avaient causé les derniers décès et ce qui restait de soins intensifs dans nos hôpitaux. Les services de santé ont parlé d’un grand soulagement et se contentent enfin de soulager des patients atteints de maladies chroniques ou des pathologies sévères telles que le cancer. Ce que nous pouvons retenir de ces deux dernières années c’est bien sur le nombre de morts que nous avons enregistrés, directement liés au Covid 19 (6874), la baisse drastique des activités économiques, entraînant la fermeture répétée des locaux commerciaux et d’usines tournant au ralenti, l’augmentation exponentielle du nombre de chômeurs et une précarité sociale qui avait atteint un niveau jamais connu par le passé. S’il faut ajouter la crise économique mondiale qui a touché le monde à cause de cette pandémie redoutable qui a fait baisser les prix des hydrocarbures et les exportations, on peut dire que l’Algérie a frôlé un certain moment une récession sévère. Les caisses de l’État se vidaient progressivement à cause des aides multiformes accordées aux couches les plus défavorisées mais aussi au soutien même modeste mais qui avait un coût des entreprises et des commerces affrontés aux difficultés causées par la pandémie. Sans parler des suspensions de paiements d’impôts qui privaient l’État de ses recettes traditionnelles. Faut-il parler également des pertes considérables causés au secteur aérien et de celui de la distribution d’électricité en cette période où un grand nombre de citoyens ne payaient plus leurs factures, causant un trou monumental dans la trésorerie de Sonelgaz. Enfin et malgré la limitation de nos importations la facture payée par l’État pour importer des produits jugés essentiels que nous produisons peu ou pas du tout, à l’instar du blé, de la poudre de lait, du café et des légumes secs continuait à être lourde. Conséquences de tout cela nos réserves de change à cause de la faiblesse de nos exportations du pétrole et gaz qui représentent à eux seuls presque 90% de nos rentrées en devises s’amincissaient de jour en jour pour devenir pelliculaires. Enfin est arrivé 2022 et le recul de la pandémie à travers le monde qui mit fin à la crise économique planétaire. Le second souffle s’annonçait, lentement au début mais s’accentuant au fur et à mesure sauvant ainsi le danger d’une ruine annoncée de notre économie. La guerre qui s’est déclarée entre la Russie et l’Ukraine précipita l’élan d’une reprise sans précédent de nos moyens de paiement grâce notamment au prix élevé des hydrocarbures et la position privilégiée de l’Algérie en tant que pays fournisseur d’énergie. Alors le bilan de ce premier trimestre de cette année est plus que positif et cerise sur le gâteau nous en avons fini avec laCovid.

 

 

 

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