Crise du blé L’Algérie n’est pas concernée

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Alors que le monde est en effervescence avec cette crise sans précédent du blé et du mais faisant même intervenir le secrétaire général de l’ONU qui a supplié la Russie de mettre fin au blocage du port d’Odessa et que l’Europe fait tout pour contourner ce problème sans y parvenir, notre pays est le seul pays africain à échapper à cette tension.

Dans la carte géographique que ne cessent de montrer les télévisions occidentales l’Algérie ne figure pas parmi les pays qui sont aujourd’hui touchés par la pénurie du blé. Dans cette carte on trouve la Tunisie, la Libye, l’Égypte et les pays suivants du Moyen-Orient comme le Liban, l’Irak et la Jordanie, pays dépendants pour plus de 70% du blé russe et ukrainien. L’Afrique subsaharienne, et de l’ouest sont déjà concernés et probablement le reste le sera dans quelque temps si la guerre en Ukraine fait dans le prolongement. En réalité c’est le monde entier qui en pâtit, c’est ce qui crée déjà des tensions non seulement dans les pays pauvres et émergents mais également dans certains pays riches qui ne pourront, dans le meilleur des cas que s’auto-suffire mais dont l’inflation des prix greffera considérablement le pouvoir d’achat des populations de l’ouest de l’Europe. Vladimir Poutine à qui l’occident impute la faute ne fait en réalité que se servir de l’arme alimentaire pour répondre aux sanctions multiples qui lui ont été infligées par ce même occident. C’est son arme à lui et elle est redoutable. Pour le président russe l’équation est simple : Supprimer les sanctions contre son pays et tout redeviendra normal comme avant. Poutine a tout son temps et il sait que quelque soient les stratégies occidentales de contournement de cette crise alimentaire celles-ci ne porteront pas leurs fruits car pour arriver à remplacer le blé russe et ukrainien il faudra repenser à une logistique de remplacement des cultures mais également songer au transport de cette denrée. Cela prendra des années et se révèlera terriblement couteux. Le pire est à venir pensent à nouveaux les experts mondiaux car l’Inde qui était un grand fournisseur de blé après la Russie et l’Ukraine vient d’informer ses traditionnels clients qu’il ne pourra plus les approvisionner car la sécheresse qui frappe ce pays l’empêche de le faire. Le sous-continent indien craint même de ne plus pouvoir s’auto suffire. Reste les États-Unis et le Canada grands producteurs de céréales. Il est évident que ces pays profiteront de l’occasion qui leur est offerte pour augmenter leurs prix de vente à l’export. Certains pays continueront à acheter à ces deux pays comme c’est le cas de l’Algérie qui a toujours été leur client traditionnel tout comme elle l’est avec la France. Depuis longtemps notre pays inscrit régulièrement la facture d’importation de son blé et celle-ci s’est toujours chiffrée à une dizaine de milliards de dollars. Un peu moins ces deux dernières années vu les restrictions budgétaires et sans doute encore moins en 2022 où le ministère de l’agriculture prévoit une production record. Par ailleurs le gouvernement sur instruction expresse du président de la république veut étendre les surfaces céréalières à travers tout le pays. Il a pris également la décision d’encourager les céréaliculteurs nationaux en leur achetant leur blé à des prix très avantageux et en informant ces derniers que l’État financera tout projet d’extension des terres céréalières et le matériel qui convient et pour éviter toute forme de spéculation l’acheteur principal du blé national est l’OAIC, lequel vendra à son tour aux minoteries les quantités dont elles auront besoin. Quant aux investisseurs étrangers qui voudront investir dans ce « pétrole vert » ceux-ci seront sans doute contraints de n’exporter que des quotas restreints de leur production céréalière, l’objectif du pays étant surtout d’en finir une fois pour toutes avec l’importation du blé en produisant suffisamment pour satisfaire avant tout les besoins alimentaires de la population, le reste pourra bien sûr être exporté vers l’étranger. Cette politique du long terme mettra à l’abri pour longtemps l’Algérie sur le plan alimentaire car la menace qui frappe le monde à court et moyen terme est déjà là et n’est pas prête de finir.

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