La Chine qui a toujours été le principal client de la Russie dans ses approvisionnements en pétrole est en train de prendre les devants. Non pas qu’elle veuille substituer son or noir russe par celui d’autres pays comme elle le fait avec l’Iran et l’Irak mais parce qu’elle entend elle aussi intervenir dans la production pétrolière pour non pas se fournir en pétrole mais pour le vendre à d’autres pays ; La Chine veut comme la France qui ne dispose pas d’une goutte de pétrole dans son sous-sol mais qui à travers Total à fait de ce pays un grand pays fournisseur de pétrole grâce à ses contrats d’exploitation conclus en Russie, en Arabie saoudite et aux États-Unis. Les chinois adoptent aujourd’hui une telle stratégie et ils ont choisi l’Algérie pour devenir avec Sonatrach des géants dans la vente pétrolière. Ils viennent de conclure un contrat avec la compagnie nationale dans lequel il est prévu le partage de la production d’or noir de nouveaux gisements non encore explorés et qui existent. Ce choix algérien s’est fait parce que la qualité Sahara Blend est très appréciée pour ses qualités de raffinage, c’est pour cela qu’il est vendu toujours plus cher à travers le monde. Les chinois seront en compétition avec les Italiens qui s’intéressent certes beaucoup plus au gaz naturel qu’au pétrole mais dernièrement ENI le groupe italien a exprimé à Sonatrach sa volonté et son désir d’explorer en commun les champs pétroliers qui restent à découvrir.
