Lorsqu’on informe des citoyens que leur problème de logement est réglé et qu’un nouvel habitat leur est attribué ces derniers ne cachent pas leur joie mais celle-ci, dans une majorité des cas sera de courte durée. En effet lorsque ces heureux attributaires prennent possession de cet espace de vie dont ils ne cessaient de rêver ils sont surpris par ce qu’ils constatent. Cela commence par l’environnement dans lequel est situé l’immeuble ou le groupe d’habitats et dans certains cas toute une cité d’habitation entière. Ils constatent avec amertume que les routes d’accès sont impraticables que l’éclairage public n‘existe pas ainsi que celui à l’intérieur du bâtiment. Ce n’est pas tout ! Car à l’extérieur il n’y a aucun espace de détente pour ceux qui veulent prendre l’air spécialement les personnes âgées. Quant aux enfants c’est encore pire car il n’y a ni aire de jeux ou même un semblant d’espace où les gamins peuvent jouer sans avoir peur de tomber dans un fossé ou se salir dans une mare d’eau stagnante. En fait c’est toute la viabilisation qui fait défaut. Une fois la surprise constatée les attributaires de ces logements sociaux, disent pratiquement tous la même chose « Dans les logements vétustes ou carrément délabrés où on vivait nos enfants pouvaient jouer dehors et nos vieux pouvaient rester pratiquement toute la journée à l’extérieur sans se plaindre outre mesure. Aujourd’hui rien de tout cela et ces logements, certes neufs et spacieux que nous avons ressemblent à des lieux d’enfermement de jour comme de nuit »
