Alternative à l’emprisonnement :
Où sont passés les bracelets électroniques et les travaux d’intérêt général ?

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Tayeb Louh, l’ex ministre de la justice et garde des sceaux, aujourd’hui en prison, avait annoncé la perspective de ne plus recourir à l’usage automatique de la détention provisoire pour des délits considérés comme non dangereux pour la sécurité publique. Pour l’ex ministre on devait remplacer une telle détention par le bracelet électronique pour des sujets ayant des comportements agités et des travaux d’intérêt général pour tous ceux qui ne présentent aucun risque pour la société. L’idée avait fait son chemin même après les changements intervenus en 2020. On en parlait encore et on avait même procédé à des essais dans les deux sens qui se sont avérés concluants. L’arrivé de M. Zeghmati au poste de ministre de la justice mit brutalement mis fin cette réflexion. Depuis et malgré le remplacement de ce dernier par un grand juriste compétent on ne parle plus de ces fameux bracelets électroniques et des travaux d’intérêt général. On remplaça ceux-ci par le contrôle judiciaire surtout pour les femmes. Les hommes quant à eux continuent de repeupler nos prisons souvent pour des périodes qui n’excèdent pas six mois d’incarcération d’attente de leurs procès. Tous les efforts fournis par l’administration pénitentiaire pour rendre digne le séjour en prison des prisonniers sont aujourd’hui remis en cause par ces arrivées ininterrompues et successifs de citoyens arrêtés et placés sous mandat de dépôt en attente d’être fixés sur leur peine au cours de leur procès ou de leur relaxe.

 

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