Après le pétrole et le gaz où de nombreux investissements sont prévus pour augmenter au maximum la production d’hydrocarbures, c’est l’agriculture dans sa diversité qui devient un axe stratégique d’une grande importance. Ce secteur dépassera celui de l’industrie et les services car il s’agit de la sécurité alimentaire du pays. Atteindre l’autosuffisance devient aujourd’hui un objectif primordial. D’une part cela soulagera la balance des paiements du pays soumise fortement surtout ces dernières années aux importations des produits de consommation, y compris agricoles et d’origine animale et d’autre part elle augmentera en termes de croissance économique des domaines d’activité qui ont toujours été négligés. L’augmentation des surfaces agricoles est devenu une priorité stratégique pour répondre aux besoins alimentaires d’une population qui a pratiquement doublé en l’espace de ces vingt dernières années. Le mode de production doit également changer pour se diriger vers l’intensif surtout en ce qui concerne la céréaliculture, base de l’alimentation du pays. L’élevage figure aussi parmi les priorités du gouvernement notamment celui débouchant vers une plus grande production laitière. En ce qui concerne les agrumes et les fruits la production actuelle répond aux besoins mais il est prévu de l’augmenter pour certaines catégories de fruits secs comme les dattes pour en exporter une grande partie vers des pays de plus en plus demandeurs de la datte algérienne. Cette politique agricole mise en place par le gouvernement durera des années pour arriver à obtenir les résultats escomptés. Pour ce faire, les territoires joueront dorénavant un rôle de premier plan. Les collectivités locales devront, à l’avenir, secouer le cocotier. Les communes et les assemblées de wilayas seront de plus e plus sollicitées par le gouvernement d’où l’importance de leurs personnels techniques et administratifs qui devront désormais être à la hauteur des taches qu’ils auront à accomplir. Toute forme de gestion à minima de ces collectivités ne sera plus tolérée dans un futur qui s’annonce de plus en plus compliqué pour les pays situés dans l’hémisphère sud.
