De l’eau dans le gaz entre les USA et l’Algérie ?:
27 membres du Congrès veulent sanctionner l’Algérie

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27 membres du Congrès américain (représentants et sénateurs) républicains pour la plupart mais il y a aussi des démocrates qui en font partie ont adressé une lettre au secrétaire d’État, Antony Blinken, lui demandant d’imposer des sanctions contre l’Algérie pour avoir conclu des achats d’armement avec la Russie. C’est la première fois que le terme « sanction » est prononcé, s’agissant de l’Algérie.

En fait c’est la deuxième demande de sanctions formulée contre notre pays. La première a été faite par un membre républicain du sénat, répondant au nom de Marco Rubio, un sénateur dont on dit qu’il est très proche du Maroc.  En fait tous les 27 membres du congrès américain composent un lobby pro marocain qui saluent la position prise par l’ancien président, Donald Trump qui avait reconnu la souveraineté contestée du régime de Rabat du territoire sahraoui. Bien que l’objet de la lettre exigeant des sanctions contre notre pays soit différent , ces membres du congrès , profitant de la position d’alignement sans réserve des États-Unis  à l’Ukraine et l’hostilité manifeste du président Biden à l’encontre de Vladimir Poutine ont donc trouvé l’occasion en arguant le fait que l’Algérie a conclu un contrat d’armement juteux pour la Russie d’une valeur de 7 milliards de dollars et qu’en vertu des dernières dispositions prises par le gouvernement américain de sanctionner tout pays qui conserve des relations économiques ou de défense avec la Russie il serait donc justifiable de sanctionner tout pays contrevenant à une telle disposition . Ces 27 représentants et sénateurs américains exigent donc de la Maison Blanche des sanctions contre notre pays. Une telle exigence a toutefois peu de chance d’aboutir car la diplomatie américaine conduite par Antony Bilnken est avant tout pragmatique et s’agissant de l’Algérie qui est un acteur important respecté par l’ensemble du continent africain à l’exception du Maroc, il parait tout à fait étonnant que le département d’État dont il a la charge accède à une telle demande qui équivaut à un acte d’hostilité avéré contre l’Algérie. Il se trouve que les États-Unis ont besoin de l’Algérie dont ils estiment le rôle pivot qu’elle possède au Sahel et dans toute la région nord-africaine en matière de lutte contre le terrorisme et même bien au-delà avec la prééminence de sa pensée politique et sa percée diplomatique dans le monde arabe. Engager le fer contre notre pays est contre-productif dans tous les domaines. C’est pour cela que cette initiative minoritaire au sein du congrès américain donne un aspect proverbial du chien aboie et la caravane passe. La Maison Blanche qui tente par tous les moyens de faire basculer les pays africains et arabes dans son giron diplomatique pour se positionner contre la Russie ce que ces pays n’ont toujours pas fait n’a nul besoin de jeter de l’huile sur le feu en imposant des sanctions contre notre pays au risque de voir tout un continent et le Moyen-Orient,y compris la Turquie prendre ombrage et pendre leur distance avec Washington concernant son appel à un appui à sa position prise contre la Russie. Si la Maison Blanche accède à cette initiative de 27 membres du congrès elle prendrait le risque de se voir isoler davantage car même l’UE ne suivrait pas une telle consigne s’agissant de l’Algérie dont beaucoup de ses membres dépendent aujourd’hui de notre pays pour leur approvisionnement en gaz mais aussi en pétrole. L’heure est donc au choix que fera le bureau ovale mais tout indique qu’il refusera d’établir un autre front qui finalement ne profiterait qu’à la Russie.

 

 

 

 

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