Des décisions gouvernementales à la pointe du progrès:
L’intendance ne suit pas

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Toutes les décisions prises par le gouvernement sont conformes à celles qui sont actionnées par les pays développés. Il se trouve cependant que leur application sur le terrain ne suit pas ou très lentement. Il y a manifestement un dysfonctionnement dû en grande partie par les décideurs intermédiaires qui n’ont toujours pas compris les enjeux qu’une telle lenteur induit.

On n’a pas fini avec la bureaucratie. Elle est toujours présente dans les administrations et malgré tous les efforts entrepris par les ministres du gouvernement pour enrayer ce phénomène devenu endémique l’esprit qui anime les fonctionnaires continue d’être figé. La mentalité n’a guère évolué et n’épouse pas l’air de son temps. Le gouvernement a beau rôle dans ce qu’il entreprend sauf que l’intendance ne suit pas. Ceux qui sont à la tête des administrations publiques éprouvent les pires difficultés avec les subalternes. La lourde hiérarchisation qui existe au sein des administrations de l’État rend extrêmement complexe toute harmonisation dans la prise de décision. Il y a trop d’intermédiaires. Cela va du chef de département ou division c’est selon qui se décline ensuite vers le chef de service pour descendre après au chef de bureau. Vient ensuite une armée d’agents sur lesquels repose l’application des décisions ministérielles. Cette pyramide fonctionne toujours dans les administrations centrales ou décentralisées à l’échelle de chaque wilaya. Comment s’étonner, dès lors, du temps que mettent les décisions ministérielles à se concrétiser. Le citoyen qui prend connaissance par les médias et au quotidien des orientations et instructions prises en conseil des ministres et répercutées ensuite au niveau du conseil du gouvernement est constamment désorienté car il ne voit rien venir. Conclusion ; Il se met à douter de ce qu’il apprend par les journaux ou par la télévision. De guerre lasse il se dit intérieurement « Tout cela n’est que du bluff ». Or ce n’est nullement vrai car l’État et ses dirigeants font tout pour que cette Algérie nouvelle se construise et rapidement sauf que ceux sur lesquels ils comptent n’ont toujours pas compris que toute lenteur enregistrée dans les applications ordonnées par le sommet ne fait que retarder une telle construction. L’État est aujourd’hui confronté au défi du temps et celui-ci est primordial. Faut-il dans ce cas changer radicalement le statut de la fonction publique qui ne répond plus aux exigences de l’émergence inscrite dans la stratégie de cet État nouveau ? C’est une solution qu’il faut envisager et sérieusement car le temps joue contre nous. Cette inscription dans les statuts actuels de la fonction publique qui titularise un fonctionnaire jusqu’à sa retraite n’est plus compatible en l’état actuel des choses ou dynamisme et compétitivité sont devenus le moteur de toute avancée d’un pays. Ne faut-il pas plutôt contractualiser les fonctionnaires les poussant ainsi à devenir plus dynamiques dans l’exercice de leur fonction, sachant que s’ils font preuve d’inertie et de lenteur comme c’est le cas aujourd’hui, ils se verraient remerciés à la fin de leur contrat. Cette façon de voir est en train d’être généralisée dans les pays émergents et cela donne de résultats spectaculaires en termes d’efficacité. La bureaucratie administrative est ainsi combattue sans relâche par cette nouvelle approche. Elle mourra à petit feu jusqu’à ce qu’elle disparaisse définitivement des esprits de ses tenants. Jusqu’ici l’État algérien a fait preuve d’une grande patience vis-à-vis de ses fonctionnaires en espérant que ceux-ci l’accompagnent dans sa démarche mais une telle patience a des limites car il y va avant tout et surtout de l’avenir de tout un pays et des générations montantes.

 

 

 

 

 

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