Industrie du cinéma:
C’est parti !

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Soraya Mouloudji, la ministre de la culture est le meilleur choix de personnalités publiques que le président Tebboune ait fait. Pour la première fois ladite ministre se lance dans un projet sensible au chef de l’État, celui de la relance de la production cinématographique en Algérie. Tous les anciens ministres ont échoué. Soraya Mouloudji s’y met.

L’Algérie est le plus grand pays d’Afrique et ses paysages sont hors du commun. Un des plus grands déserts du monde parsemé d’oasis paradisiaques et de cités légendaires présentant une architecture que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Tous les ingrédients sont là pour promouvoir la production cinématographique en partant des superproductions du genre hollywoodien jusqu’aux films thématiques avec pour fond l’environnement et le climat. Jusqu’ici les grands producteurs internationaux allaient réaliser leurs films au Maroc car l’Algérie leur était fermée. Cette production cinéma apporte des dividendes continuels au pays voisin qui en profite aussi pour faire de la promotion touristique à ce pays. Pourquoi pas nous a finalement dit Abdelmadjid Tebboune lequel lors de sa campagne présidentielle s’est longuement attardé sur cet aspect éminemment cultures mais également économique, d’autant que l’Algérie, pendant une période de dix années et par ses propres moyens, s’est distinguée dans la production de films de qualité dont deux ont été primés au festival de Cannes. Il y a eu ensuite la période noire qui provoqua un évitement total de l’Algérie que les capitales occidentales déconseillaient de s’y rendre et cela a duré bien après la fin du terrorisme et même jusqu’à ce jour. Alors parler de production cinématographique dans un pays qui ne faisait aucun effort de promotion touristique ou culturelle c’était semblable à un coup de pied dans l’eau. Pendant les vingt années du régime dirigé par le président défunt on privilégia divers domaines d’activité économique mais on ignora totalement tout ce qui concernait la culture et le tourisme. Il se trouve que ces deux domaines d’activités peuvent à eux seuls procurer autant de dividendes que le pétrole et le gaz , plus même que les exportations hors hydrocarbures . Alors pourquoi ne pas exploiter cette manne ? C’est le pari que fait aujourd’hui le président de la république en nommant à la tête du ministère de la culture une femme qui est très sensibilisée et qui a la suite dans les idées. Preuve à l’appui elle vient d’annoncer qu’un premier site d’envergure concernant la production cinématographique a été ciblé pour recevoir toutes les infrastructures nécessaires à la réalisation de films de divers gabarits. Par infrastructures la ministre a expliqué qu’il est questions de studios pour le tournage de scènes internes qui sont complémentaires aux scènes tournées à l’extérieur dans un paysage qui convient à des films de superproductions comme ceux très prisés de science-fiction et d’autres relatant des évènements historiques. Ce site se trouve à 60 kilomètres au nord de la légendaire cité de Timimoune. L’endroit choisi appelé Tinerkouk est superbe et convient parfaitement à diverses réalisations cinématographiques. La ministre a donné aussi des détails concernant la viabilité du site en question. Bientôt a-t-elle dit il y aura des hôtels des restaurants, des centres commerciaux qui mettront à l’aise toutes les équipes de tournage et les acteurs. Pour la ministre le site de Timimoune présentera dès les travaux achevés tous les attributs d’un complexe cinématographique. Selon Soraya Mouloudji un autre site non loin d’Adrar a été repéré et qu’elle comptait s’y rendre pour apprécier sa convenance. Concernant e financements de ces projets de grande envergure la ministre compte beaucoup sur les investissements privés qu’ils soient étrangers ou nationaux , l’État a-t-elle souligné ne s’occupera que de infrastructures et de la formation des personnels voués à travailler dans l’industrie cinématographique , ajoutant qu’elle vient de signer une convention avec le ministère de l’enseignement supérieur qui formera dès l’année prochaine des étudiants dans les techniques du cinéma qui assembleront la technicité et l’aspect artistique. On peut dire que l’aventure cinématographique en Algérie ne fait que commencer.

 

 

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