Annaba:
Des projets qui ne risquent pas de voir le jour

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Nous rapportions dans notre édition d’hier en exergue le manque d’efficacité dans la réalisation de nombreux projets de développement pour lesquels  Il y a eu certes des esquisses mais celles-ci ont été abandonnées et on ignore d’ailleurs les raisons.

On a évoqué le cas du techno-parc ce méga-projet bloqué ou abandonné ainsi que le projet de la réalisation de la grande mosquée, un projet qui a connu de nombreux soubresauts et qui, à ce jour n’est pas sorti des sentiers battus. Son histoire remonte  à 2005. Créée par Mohamed Redha Boushaba l’association de la grande mosquée a connue son déclin lors de la présence de Mohamed El Ghazi en tant que wali à d’Annaba. En effet ce dernier en portant des accusations graves envers les membres de l’association de la grande mosquée, lors d’une session de l’APW, est passé  aussitôt aux actes en décidant de geler leurs activités, Mohamed Boushaba, son président devenant gênant de par ses multiples interventions mettant à mal l’ex wali. Cette décision avait été précédée par une annulation  globale des subventions allouées précédemment à ladite association.  Longtemps silencieuse, l’association pour la grande mosquée d’Annaba avait décidé en son temps  de lever le voile sur le conflit qui l’opposait aux autorités locales et qui avait pour mobile le projet de la grande mosquée. Accusés par le wali de ne pas avoir atteint leurs  objectifs et d’avoir manipulé l’argent des donateurs depuis déjà trois années, les membres de l’association  se trouvaientt devant un dilemme. De son côté le wali avait annoncé publiquement le gel des activités de l’association en proposant la création d’une autre pour se substituer à la précédente pour faire avancer le projet en question. Un projet qui avait, du temps de l’ex wali,  M. Brahim BENGAYOU, suscité l’adhésion des autorités locales qui lui avaient dégagé un terrain de 62 hectares, situé en face du pôle universitaire et faisant front à l’église Saint Augustin tout en lui attribuant un permis de construire daté du 7 juillet 2007.

Cependant, parti, pour la réalisation d’une grande mosquée qui devait avoir son siège sur un terrain en plein centre ville, un terrain qui avait été  par la suite attribué à une entreprise saoudienne pour la construction d’un grand supermarché, un projet qui n’a malheureusement pas vu le jour. Un terrain qui, finalement a servi plus tard d’assiette pour la réalisation de l’hôtel sheraton. Le projet de la mosquée avait été délocalisé sur un site surplombant la partie ouest de la ville et longeant le pôle universitaire d’El bouni.

C’est en fait un grand problème qui se posait à Annaba et qui a pris à l’époque,  des proportions juridiques assez complexes, quant à la réalisation du projet de la grande mosquée, celle qui a  obtenu,  en son temps, l’aval, les encouragements et le financement du défunt président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, lors d’une de ses  visites officielles à Annaba en 2006. Le conflit né de la décision de l’ex  wali, M. Mohamed El Ghazi, de geler les activités de la commission par une décision annoncée lors d’une session de l’assemblée populaire de wilaya tenue courant juillet a suscité la colère des concernés. Cette décision n’est que la continuité de celle déjà prise en septembre 2006, celle de réduire la capacité d’accueil de la mosquée de 32.000 fidèles à 15.000 avec délocalisation du projet de la colline de Boukhadra vers un autre lieu. La décision avait été prise lors d’un conseil de l’exécutif tenu de nuit en veillée de Ramadhan. En donnant des arguments à sa décision, l’ex wali avait accusé les membres de l’association d’avoir échoué à leur mission et d’avoir dilapidé l’argent des donateurs pendant trois années. Des accusations sommes toutes graves ponctuées par une autre décision, celle de créer une autre commission religieuse à la place de la première. Ce qui a quelque peu outré les concernés sur les raisons qui ont poussé l’autorité locale suprême à agir de la sorte en faisant  fi des règles et procédures régissant les associations. Des accusations qui n’ont jamais été suivis de poursuites judiciaires du fait de la légereté du dossier en question. «La dissolution de l’association ne pourrait intervenir que dans des cas jugés vraiment graves et saisis par la justice ou alors à l’initiative de l’assemblée générale de le faire. En dehors de ces deux cas nous pensons que la décision de l’ex wali, devait prendre en considération certaines démarches logiques devant aboutir à cette situation. Nous sommes des bénévoles et nous disposons d’assez de preuves de notre bonne volonté et de notre attachement à notre projet.» Nous a   déclaré en son temps M. Boushaba Mohamed Redha, alors président et fondateur de ladite association. Répondant au wali qui justifie l’échec par l’existence de seulement 65 millions de centimes au compte de l’association, le président nous avait brandi un relevé des comptes faisant état d’un crédit disponible de 28.616.622,16 DA en plus des 60 milliards de centimes accordés par le président de la république domiciliés dans un autre compte. En plus de cela, ce dernier nous a rappelé l’existence d’un permis de construire en cours de validité, délivrés à l’association sur présentation du projet en date du 09 juillet 2007 pour un terrain d’une superficie de 9,8 ha. La situation de la grande mosquée revient sur la scène avec un nouvel acquis sur fond de polémique. Le wali décide de renflouer le compte de l’association de 12 milliards par an et d’annuler toutes les subventions allouées habituellement aux autres associations. Vers quel compte ont  été allouées ces sommes ? une question qui plonge les fidèles dans une sorte d’embrouille qui ne fait que retarder davantage l’échéance de lancement des travaux qui n’ont que trop duré et qui nécessitent beaucoup d’efforts pour réunir les moyens nécessaires à la concrétisation de ce projet. Aujourd’hui  le bout du minaret est encore à ras le sol et la relance du projet demeure un rêve  irréalisable pour le moment, alors que lancée après lui, la grande mosquée d’Alger  de toute son étendue à été réalisée et réceptionnée, mais à Annaba  tout tarde à venir. Le problème se pose également pour le fameux tramway, le dédoublement de la voie reliant Annaba à Guelma, un sujet traité et porté au sénat par l’ex sénateur d’Annaba Mohamed Tayeb Laskri mais qui n’a eu aucune réponse à ce jour.  Pourquoi ? La question reste posée à tous ces walis qui se sont succédés et qui eurent devant les yeux de tels projets mais aucun d’eux n’avait insisté pour les réaliser. Etaient-ils bâclés ? Ou coutaient-ils trop chers ?   Il y a donc quelque chose qui coince qui a souvent amené les représentants de l’Etat à la tête de cette wilaya à les abandonner ou selon la formule la plus largement utilisée, remettre à plus tard. Sauf que cela dure depuis des années. La wilaya d’Annaba accuse un sérieux retard dans la rénovation surtout en ce qui concerne son chef lieu.  A quand le déclic ?

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