États-Unis –Algérie:
  Il y a les mots et il y a les actes

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L’ambassadrice des États-Unis d’Amérique a donné une conférence de presse au niveau de l’ambassade des USA. La diplomate fait tout son possible pour que son pays se rende visible à l’instar d’autres pays comme la Russie et la Chine, lesquels sont omniprésents dans notre pays. Il y a aussi bien sur la France et l’Italie. Quant aux États-Unis ils se placent bien loin dans l’échiquier économique et politique.

Mme Aubin a senti qu’il existe un grand décalage dans les rapports entre les deux pays. Washington continue d’ignorer l’Algérie même si l’ambassadrice tente désespérément de prouver le contraire, car si on examine bien l’état des relations entre les deux pays, celui-ci est loin d’être performant, tout au mieux stationnaire. La diplomate a tenu à souligner que sur le plan sécuritaire il existe entre les deux pays une coopération exemplaire pour lutter contre le terrorisme qui sévit dans la région du Sahel. Certes la diplomate dit vrai mais cette déclaration n’innove pas car les échanges de renseignement d’ordre sécuritaire dans cette région existent depuis des années. De plus l’Algérie n’a jamais eu besoin des Américains pour lutter de manière efficace contre toute incursion de groupes djihadistes dans son territoire. Elle remplit cette fonction toute seule.  Donc du point de vue sécuritaire notre pays se protège sans recourir à un concours externe. L’ambassadrice a évoqué l’état de relations économiques entre les deux pays. Elle a déclaré qu’une centaine d’entreprises américaines activent en Algérie mais elle n’a fourni aucun détail sur le genre d’entreprises qui sont installées dans notre pays. Il semble que les entreprises US qui travaillent en Algérie sont installées pour la plupart d’entre elles dans le sud du pays. Leur domaine d’activités est connu, celui de l’exploitation de champs pétroliers en partenariat avec Sonatrach. Il existe aussi une usine de turbines non loin de Batna et son existence remonte à des années. Donc du point de vue de la présence économique il n’y a rien de nouveau sauf  quelques expériences dans le domaine agricole mais celles-ci ne constituent nullement des projets qui retiennent une attention particulière. Mme Aubin a évoqué également l’aspect culturel auquel la diplomate attache une grande importance. Elle a déclaré au cours de sa conférence de presse qu’il existe actuellement en Algérie cinq centres culturels américains et que leur nombre va doubler au cours des prochaines années. En ce qui concerne l’octroi des visas l’ambassadrice a parlé d’une augmentation de 10%. Elle a cependant omis de préciser que ces visas sont accordés à des hommes d’affaires plutôt milliardaires  qui  ont envie de tenter leurs chances de l’autre coté de l’Atlantique  ou à des jeunes étudiants algériens brillants lesquels et selon toute probabilité ne reviendront plus au pays. Quant à l’ouverture d’une ligne directe Alger New-York, le dossier serait encore à l’étude mais  jusqu’à quand ? Enfin en ce qui concerne le tourisme et bien que  la diplomate américaine soit  éblouie par l’existence de sites touristiques qui ont ravi ses yeux, on sait pertinemment bien que les destinations préférées des Américains sont la France et l’Italie. Les éventuels touristes de ce pays qui  viendront visiter notre pays seront composés de personnes férues de voyage exotiques dans des pays qu’ils n’ont pas encore visité. Enfin en ce qui concerne le dossier palestinien, Mme Aubin a salué la « Déclaration d’Alger » mais n’a à aucun moment parlé de l’existence d’un Etat palestinien dans les territoires occupés par Israël. Quant au Sahara –Occidental, l’ambassadrice s’est contentée de dire que son pays s’en remet aux résolutions de l’ONU  sauf qu’elle a fait l’impasse sur les fameux accords d’Abraham où l’ancien président américain a reconnu la marocanité du territoire sahraoui en échange de la reconnaissance d’Israël par le Maroc. Il se trouve néanmoins que l’actuel président n’a aucunement remis en cause la décision très controversée de son prédécesseur. En fait toutes les déclarations faite par Mme Aubin ne sont que des mots rarement suivis d’actes qui tranchent. Certes on ne peut douter des bonnes intentions de l’ambassadrice américaine qui aime sincèrement l’Algérie mas au final ce n’est pas elle qui décide mais la Maison Blanche et là on est loin du compte !

 

 

 

 

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