Question mémorielle, visas:
La France tarde à tenir ses promesses

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L’euphorie constatée lors de la visite d’Emmanuel Macron, suivie de sa première ministre cède à présent la place aux doutes. En fait cela a toujours été de la sorte entre la France et l’Algérie. Un pas en avant, deux en arrière. Depuis l’indépendance les relations entre les deux pays ont toujours été en dents de scie et cela continuera probablement tout le temps.

Les grandes envolées lyriques d’Emmanuel Macron et la position plus pragmatique de sa première ministre n’ont pas changé grand-chose dans les relations entre les deux pays, supposés prendre un nouveau départ. En fait il n’en est rien. Ainsi en ce qui concerne la fameuse question mémorielle, fer de lance d’un nouveau départ dans les relations entre les deux pays, c’est l’impasse et celle –ci dure pour on ne sait quelle raison. Ou plutôt si ! La présidence Macron fait aujourd’hui face à des difficultés d’ordre économique et social et oblige l’Élysée à faire des clins d’œil à droite. Or celle –ci se radicalise de plus en plus surtout si ce raciste d’EricCioti accède à la présidence du parti LR. On connait les positions anti algériennes de cet élu d’une région qui comporte le plus grand réservoir de nostalgiques de l’Algérie française. Tout geste positif envers l’Algérie est très mal perçu par ces droites que Macron essaie d’amadouer. Il y parviendra que lorsqu’il abandonnera sa position sur la question mémorielle et les visas accordés principalement aux Algériens car ne nous leurrons pas c’est l’Algérie qui est la cible numéro un de la droite et de l’extrême droite. Pour Macron aborder en ces temps difficiles cette question mémorielle devient extrêmement compliqué pour lui et sa majorité présidentielle dont une parie est persuadée de ne pas se mettre cette droite à dos. Il en est de même pour l’octroi des visas. Pourtant pour l’une ou l’autre question abordée à Alger lors des visites de Macron et d’Elisabeth Borne l’optimisme affiché côté français était visible. Était –il réel ? Peut-être que oui a moment de cette visite mais on a vite fait de le mettre de côté une fois rendu à Paris. Alger fait encore preuve de patience mais jusqu’à quand ? Une chose est sure l’Algérie n’a plus besoin de la France ni sur le plan économique ni sur le plan culturel. Si rien n’est entrepris sur la question mémorielle et celle des visas en 2023 ce sera la rupture non pas diplomatique car il n’y a aucune raison que cela se fasse mais une rupture de tout lien considéré comme exceptionnel. Finalement c’est la France qui sera perdante car l’Algérie en diversifiant ses rapports avec d’autres pays dont le voisin immédiat de la France mais aussi avec des pays appartenant à la sphère européenne sans limitation de frontières s’est libérée de ce carcan français qui la tenaillait depuis des décennies. Dans les prochaines années il n’y aura presque plus aucun souvenir de la présence française en Algérie. Alors le passé redeviendra le passé sans aucun lien avec le présent et encore moins avec l’avenir. On parlera de la France comme d’un pays ayant eu jadis des liens étroits avec l‘Algérie.

 

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