Annaba- La naturothérapie pour la lutte contre la drogue:
Une journée de formation et de sensibilisation au profit de la société

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Par Hadjer.B et Khouloud. H

L’association APIJ a pris les devants, ce Samedi en organisant une journée de formation et de sensibilisation pour lutter contre le fléau de la drogue sous toutes ses formes, à savoir la consommation de la cocaïne (beuh), le cannabis, l’héroïne, les comprimés psychotropes, le chiite, l’ivotril, connu par la nomination de madame courage, ainsi que d’autres sortes de drogue dont la majorité de la jeunesse Algérienne consomme dans son quotidien.

En effet, les membres de ladite association ont décidé de prendre le taureau par ses cornes, vu le nombre croissant des jeunes consommateurs, à l’échelle nationale. Pour cela et après leur déplacement sur la capitale, ils sont de retour à Annaba avec de bonnes nouvelles relatives à la prise en charge des drogués, et ce, à travers la mise en œuvre d’un centre de désintoxication à la forêt de Bouchaoui (Alger), d’une capacité de 130 personnes, spécialisé dans le servage de différents types de drogues, avec une toute nouvelle méthode « la naturothérapie ».

Selon l’intervention de M. Abidet Abdelkrim le directeur du centre sur-mentionné, qui était présent durant cette journée de formation, « l’établissement en question est une première en Algérie, vu le protocole de cure effectué, qui est la naturothérapie. », dévoile notre interlocuteur. En ajoutant que « La nouvelle méthode utilisé, qui est d’une fiabilité de 77% consistant a actionné certains points (reflexes) situés sur le nez pour obtenir le servage total des drogues ou de toutes autres addictions. Sans oublier la prise en charge psychologique qui était tenue après plusieurs essaies, où la gent féminine fut le moyen plus efficace pour communiquer avec les patients », précise la même source.

Dans un même égard, M. Abidet a déclaré qu’après avoir constaté que certains patients réagissent très rapidement au protocole de cure proposé, le centre a opté pour faire propager ce traitement un peu partout, et ce, en mettant en marche des psycho-bus. « Le jeune c’est le problème et la solution, en insistant sur le fait que le psychologue doit se déplacer vers le drogué et non pas le contraire, pour cause ce dernier n’a pas forcément le courage ni les moyens de se prendre en charge. » L’initiative du psycho-bus est cruciale pour la jeunesse, afin de lutter au maximum contre ces fléaux qui ne cessent de rendre la vie de la société un enfer.

Notre interlocuteur a précisé que la consommation de ce poison détruit non seulement le consommateur, mais aussi son entourage proche et lointain. En mettant en évidence la possibilité de commettre plusieurs crimes, tels que le vol, l’agression, le viol, en arrivant jusqu’à tuer pour la simple raison « avoir sa dose ».

Dans un même contexte, les organisateurs de cette journée ont rendu public des témoignages de quelques patients qui ont décidé de se battre pour reprendre goût à la vie, dont la dentition de la majorité a été ravagée par les stupéfiants. Ces derniers se sont égarés dans l’enfer de la drogue, depuis plusieurs années. « Après plusieurs années perdues de ma vie à cause de ce poison, j’ai décidé de prendre ma vie en main, en me dirigeant vers ce centre, où la prise en charge était non seulement gratuite mais aussi naturelle. A ce stade je conseille toute personne touchée par ce virus de prendre les devants et d’en mettre fin, car personne ne le fera pour vous »

Dans le cadre juridique, relatif à la possession et la consommation de drogue, d’après la loi n°18/04, l’article 12 « toute personne ayant en sa possession ou consomme de la drogue ou des stupéfiants à titre personnel sera condamnée de 2 mois à 2 ans de prison ferme, avec une amande de 5.000 jusqu’à 50.000 Da ». Il convient de mentionner que les personnes qui sont en période de cure ne sont pas concernées par cette pénalité, selon l’article 06 de la même loi.

 

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