Tous les retraités dont la pension ne dépasse pas 50 000 dinars sont contents. A titre d’exemple le retraité qui touchait 14000 dinars a vu sa pension bondir à 20 00 dinars, soit six mille dinars d’augmentation. Ceux dont les pensions oscillaient, depuis des années entre 35000 et 45000 dinars ont enfin atteint les 50 000 dinars. Quant aux retraités dont la pension dépasse ce seuil ils devront attendre le mois de mai, date à laquelle la CNR, selon sa trésorerie, permettra l’augmentation annuelle mais celle–ci n’excèdera pas les 4 ou 5 % ce qui permettra de réduire l’écart important qui existait jusqu’ici dans le régime des retraites. Le plus important néanmoins consiste à ce que le système actuel des retraites, intergénérationnel qui prévaut depuis l’indépendance et qui est calqué sur celui de la France puisse survivre. Au stade actuel ce n’est pas du tout le cas car le nombre d’adhérents pour un retraité est en forte baisse. Pour que celui–ci augmente le gouvernement doit obliger le secteur privé à déclarer ses employés à la CNAS et à la CNR et cette tâche sera difficile mais certainement pas impossible car force revient à la loi. Il suffit simplement d’être ferme et déterminé pour que le rééquilibrage de la trésorerie de la CNR redevienne ce qu’il était au cours de la décennie 70 où on comptait sept adhérents pour un retraité.