La grande détresse du Théâtre algérien

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La mort d’un acteur de théâtre algérien, en l’occurrence Adlène Bekhouche à Constantine  est une perte inconciliable pour ce grand art qu’est le théâtre qui a pourtant une tradition en Algérie. Dès les années trente du siècle dernier des artistes de renom comme Mohamed Touri, pour ne citer que celui—là , car  il y en avait d’autres comme les Kateb dont l’héritage est encore présent pas ici mais en France,  mais aussi les Rouiched, Hassan El Hassani et d’autres talents qui se sont illustrés juste après l’indépendance et particulièrement au cours de la décennie soixante dix où cinéma et théâtre se conjuguaient harmonieusement en s’interpénétrant. Puis  à cause de cette tragédie représentée par la décennie noire qui tua la culture algérienne les planches ne résonnèrent plus sous les pas de ces artistes d’un théâtre  qui avait perdu tous ses repères.  Cela fait des années qu’on n’assiste plus à une représentation théâtrale digne de ce nom. Les édifices qui les abritent  dont certains ont gardé leurs façades coloniales et d’autres comme celui d’Annaba ont une configuration extérieure moderne servent aujourd’hui d’asiles pour des artistes qui n’ont plus aucune ressource pour vivre et que l’oubli les a transformés en fantômes du passé.

 

 

 

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