Les participants à la 4ème conférence internationale sur « l’ingénierie avancée dans l’intelligence des procédés », ouverte ce mardi à l’université 20 août 1955 de Skikda, ont appelé à utiliser l’intelligence artificielle des nouvelles technologies pour le développement de l’économie nationale.
Le président de la conférence, Pr Youcef Zennir, également directeur de l’Institut des sciences et des techniques appliquées, organisateur de cette rencontre de trois jours, a affirmé que le recours à l’intelligence artificielle permettrait de découvrir de nouvelles professions et expériences ainsi que de nouvelles voies de développement de l’économie nationale. « Le défi d’aujourd’hui consiste à développer des idées nouvelles pour améliorer notre économie et développer de nouvelles affaires et professions par la création de startups et l’engagement de recherches appliquées en intelligence artificielle (IA) », a souligné le même universitaire, affirmant que « c’est cela l’objectif que visent les autorités supérieures du pays ». Pr Youcef Soufi de l’université de Tébessa a analysé, dans sa communication, la place de l’IA dans le génie industriel, assurant que l’IA peut être mise au service de la relance de l’économie nationale et de son avancée au travers de ses multiples applications y compris dans le domaine de la santé. Spécialisé dans le contrôle de la production de l’hydrogène vert, Pr Belkacem Ould Boumama de l’université de Lille (France), a relevé que la nouvelle orientation de l’Algérie vers la production de l’hydrogène vert qui a besoin d’énergies renouvelables non-accessibles en continu requiert l’IA pour l’automatisation de sa gestion d’une manière à l’acheminer au consommateur en tout temps. L’Algérie possède les énergies renouvelles nécessaires pour produire l’hydrogène vert ainsi que le pétrole utilisé pour produire l’hydrogène bleu, a-t-il noté, relevant l’importance de la formation de cadres pour la production de cette énergie exportable vers l’Europe. Ouverte par la wali, Houria Meddahi, cette conférence regroupe 23 chercheurs d’universités algériennes et 10 d’universités internationales intervenant pour la plupart par visioconférence. Son objectif est de consolider la recherche dans le domaine de l’IA, l’échange des expériences et des résultats des recherches nouvelles dans les domaines, notamment du contrôle industriel, du génie des procédés et de la sécurité industrielle. En marge de la première journée, trois conventions ont été signées entre le recteur de l’université de Skikda, Toufik Boufendi et le recteur de l’université Nisantasi d’Istanbul (Turquie) Ilhami Colak ainsi qu’entre l’université de Skikda et celle de Kasdi Merbah d’Ouargla et entre cette dernière et l’université Nisantasi d’Istanbul pour renforcer les échanges de formations, le développement de l’action pédagogique et l’engagement de recherches communes.
