Valorisation des déchets :Les défis de l’amorce d’un secteur lucratif

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Le domaine de la récupération des déchets et du recyclage est encore sous-coté en Algérie et mal exploité. Alors qu’il représente un gisement à forte valeur ajouté en termes économiques et de création d’emplois,  les autorités incitent les opérateurs et les entreprises à l’intégrer.

En effet, lors de l’inauguration de la 7e édition du Salon international de la récupération et de la valorisation des déchets « Revade », le ministre du Commerce, Tayeb Zitouni, a annoncé que le nombre d’entreprises exportant des produits issus du recyclage et de la récupération des déchets s’élève désormais à 636. Dans ce sens, Il a souligné l’importance de se tourner vers ce secteur, le qualifiant de gisement à forte valeur ajoutée. En mettant en avant le recyclage et la récupération du plastique, il a précisé que cette seule activité pourrait générer plus de 60 milliards de dinars et créer au moins 7600 emplois directs tout en rappelant que la valeur marchande avait déjà atteint 151 milliards de DA, alors que la valeur économique des déchets récupérables était actuellement estimée à 207 milliards de DA. Cependant, il a précisé que cette richesse était mal exploitée, coûtant à l’Algérie une somme considérable, avec des dizaines de milliards de DA dépensés dans l’enfouissement, dont le coût est estimé à environ 60 milliards de DA, selon l’Agence nationale des déchets (AND). Il a également souligné le fait que seulement environ 10% du total des déchets produits annuellement, soit 11 millions de tonnes en 2022, sont valorisés. Face à cette réalité, il a averti que sans des actions urgentes, la situation pourrait devenir incontrôlable, car la quantité globale de déchets devrait dépasser les 70 millions de tonnes d’ici 2035, selon les statistiques récentes du ministère de l’Environnement. Dans ce sillage, la ministre du secteur, Fazia Dahleb, a déclaré que le pays aspire à valoriser 30% des déchets ménagers d’ici 2035. Cet objectif s’accompagne d’autres initiatives, telles que la suppression des décharges sauvages. D’ailleurs, elle a expliqué que « l’Algérie dispose d’un grand gisement de déchets qui dépasse les 34 millions de tonnes, dont 13,5 millions de tonnes de déchets ménagers générés annuellement ». Dans ce contexte, elle a signalé que la valeur économique des déchets est passée de 92 milliards de dinars en 2021 à 151 milliards de dinars en 2022, tout en soulignant les opportunités d’investissement dans le tri et la valorisation des déchets. Il est également pertinent de noter que le nombre d’opérateurs économiques enregistrés jusqu’au 26 novembre dernier dans le domaine de la valorisation et du traitement des déchets, y compris la récupération et le recyclage, a dépassé les 19.000, totalisant ainsi 19.321 inscrits au registre du commerce. Ces chiffres ont été révélés par les responsables du stand du Centre national du registre de commerce (Cnrc).

 

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