Dossier- Politique intérieure et extérieure de Tebboune: 4 ans de changement Tebboune déjà plébiscité

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C’était en  décembre, il y a de cela quatre années, l’élection présidentielle qui a eu lieu au cours de ce mois propulsa à la tête du pays, un candidat déjà connu par les Algériens puisqu’il avait occupé le poste de ministre de l’habitat où il y apposa sa marque et peu de temps après il  avait été appelé à occuper le portefeuille de premier ministre. Là également il se distingua mais cela n’avait pas plus au cercle rapproché de feu Bouteflika.

Les débuts de son mandat furent difficiles. Le pays se relevait d’un soulèvement populaire sans précédent appelé «Hirak» qui fit détrôner un président lourdement handicapé qui voulait encore rester cinq années de plus après en avoir effectué vingt ans. Le peuple a alors dit «Barakat». La place était vide et il fallait impérativement l’occuper car on ne pouvait pas laisser le pays naviguer à vue sans gouvernail.  Il fallait un capitaine du navire Algérie. Parmi les candidats qui s’étaient présentés à cette élection un seul se démarquait du lot, c’était Abdelmadjid Tebboune. Les Autres comme Ali Benflis, lui aussi ancien premier ministre, chef d’un parti politique et rompu à la politique ou Zitouni chef du RND  et ex ministre de la communication  bien que soutenu par le FLN, ex parti majoritaire, en perte de vitesse à cause de son alignement aveugle envers l’ex président de la république décrié constamment par le peuple. Ces deux candidats connus par le peuple n’ont pas capté son attention car considérés comme des apparatchiks d’un système politique qui avait largement atteint ses limites.  Une bonne partie des Algériens qui participa à cette élection présidentielle de décembre 2019 vota à hauteur de 57%  pour Abdelmadjid Tebboune. Bien que le taux de participation à cette élection était considéré comme faible (quelques 34%)  C’était néanmoins acceptable vu le bouleversement qu’a connu le pays durant des mois. Toujours est–il que le nouveau président de la république élu pour la clarté de son programme de campagne mais aussi parce qu’il était considéré par ceux et celles qui l’ont élu comme une personnalité politique différente des autres car lui aussi ayant subi les foudres caudines du cercle rapproché de feu Bouteflika qui l’écartèrent des sphères de l’Etat . Une fois élu le nouveau chef de l’Etat eut à subir au cours des mois qui suivirent son investiture à la tête  de l’Etat la pandémie du covid  19 qui frappa le pays à l’instar du reste du monde. Durant toute une année et quelques mois le pays fut placé en confinement, des fois total, parfois allégé mais paralysant quand même l’activité étatique. Il faut rappeler que le président lui-même fut contaminé sévèrement par le virus et  pour plus de sureté on l’évacua en Allemagne où il reçut les meilleurs soins, en tous cas les plus appropriés. De retour au pays et sans prendre le temps de se reposer il présida conseil sur conseil des ministres pour rattraper le retard du à la pandémie.  Entretemps il  convoqua le corps électoral  pour modifier la constitution dans certains de ses articles qui rendaient difficile voire impossible l’exercice de la démocratie et l’établissement d’un Etat de droit séparant les trois pouvoirs à savoir l’exécutif du législatif et l’indépendance de la justice. C’était une promesse de campagne et il y tenait. Ensuite il convoqua à nouveau les électeurs pour renouveler le parlement. Pour la première fois les partis qui se sont toujours présentés comme indétrônables furent secoués et de manière sérieuse. Ainsi le FLN qui avait toujours été en haut du podium devint un simple parti disposant d’une majorité relative même avec le soutien de son clone le RND.   Les indépendants sans coloration partisane obtinrent quant à eux la seconde place et il fallait donc composer dorénavant avec eux. C’est ce que voulait finalement  le président  qui se définissait et se définit toujours comme étant au dessus des partis et que ceux–ci n’exerçaient aucune pression sur lui. Après les législatives c’était au tour des élections locales lesquelles, certes, ne purent rassembler grand monde mais qui eurent quand même lieu avec le résultat étonnant d’une prédominance de l’ex parti unique. Le président a quand même promis qu’il y a lieu de réformer les codes communal et de wilaya. Est–ce que ce sera fait au cours de la dernière année de son mandat qui prendra fin en décembre 2024 ?   Ces quatre années ont donc été un vrai parcours du combattant  pour Abdelmadjid Tebboune, un président apprécié par le peuple qui songe déjà à lui renouveler sa confiance si ce président veuille bien se présenter pour le second et dernier mandat présidentiel. Cette fois–ci cependant le taux de participation au vote sera nettement plus  élevé.

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