365 jours se sont écoulés. Une année qu’on peut qualifier de fournie s’achève aujourd’hui dimanche 31 décembre. Le pays se porte bien et il se portera encore mieux en 2024, une année de parachèvement du programme du président de la république dont il a détaillé tous les contours dans son discours sur l’état de la nation .2024 vers sa fin consacrera l’élection présidentielle.
Economiquement parlant le pays a enregistré des avancées considérables dans tous les domaines. On parle de moins en moins de rente pétrolière et gazière, bien que celle –ci reste importante surtout en gaz naturel, moins en pétrole, sauf que les dividendes de cette rente ne sont pas employés à calmer le corps social ou permettre l’enrichissement de quelques uns, comme cela se pratiquait au cours des décennies précédentes. Le gouvernement sur instruction du chef de l’Etat vise la diversification de nos exportations. Fini donc le mono produit qui focalisait l’attention et les objectifs des régimes politiques d’antan. En 2023 le pays a exporté hors hydrocarbures 7 milliards de dollars. Au vu de ce que nous exportions hors pétrole et gaz dans les années 2000, c’est une véritable prouesse et on doit celle –ci au président Tebboune qui a ordonné la libéralisation de notre commerce extérieur. En mettant fin au monopole public et en encourageant les opérateurs rivés à exporter leurs produits à l’étranger sans subir aucune pression et également en engrangeant des bénéfices dont une partie en devises fortes il a permis de libérer toutes les initiatives jusqu’ici muselées . En 2024 il est prévu que le pays exporte des produits hors hydrocarbures pour une valeur monétaire qui serait le double de celle qui a été enregistrée en 2023. 13 à 14 milliards de dollars sont largement prévisibles. En matière d’industrialisation le ton est donné. Le secteur public dont le domaine d’activité industrielle est plus élevé que celui du secteur privé n’est plus entre les mains de dirigeants pratiquant les méthodes anciennes qui n’ont plus cours et qui sont manifestement dépassées. L’Etat a fait le ménage en mettant à la retraite tout dirigeant n’épousant pas les idées nouvelles concernant la numérisation ,la robotisation et la gestion dont le but est le profit et seulement celui-ci . De jeunes chefs d’entreprises ou de présidents d’holdings ayant des idées nouvelles ont pris la relève et sont en train de bouleverser les mentalités acquises depuis longtemps dans le secteur économique dépendant de l’Etat. Désormais le secteur public économique doit fonctionner comme une entreprise privée qui serait menacée de faillite si la compétitivité est absente. Cet effort d’industrialisation touche aussi le secteur privé puisqu’il n’y a plus de monopole. On assiste depuis un certain temps à un intérêt croissant de ce secteur dans le domaine industriel , lourd ,semi-lourd ou de transformation De plus il n’est plus interdit aujourd’hui de créer des sociétés mixtes comportant des entreprises publiques et privées et même des partenaires étrangers. Cette combinaison est devenue un modèle attrayant car l’Etat est garant de leur succès. Mais tout cela s’avèrera incomplet sans réforme bancaire car jusqu’ici les banques sont à cent pour cent publiques (nous ne parlons pas des banques étrangères agréées par l’Etat, comme AGB, BNP ou la Sté générale). En 2024 nos banques publiques ne le seront plus à 100% puisqu’elles ouvriront à des actionnaires leurs capitaux et feront leur entrée en bourse .Il n’y a pas de doute le visage de l’Algérie changera substantiellement au cours de 2024 qui commencera demain premier janvier et dont nous profitons pour souhaiter à nos lecteur une bonne et heureuse année.
