La semaine dernière on évoquait dans nos colonnes, la volonté de l’Algérie de créer une zone de libre-échange avec la Mauritanie. Ainsi, en exécution des instructions du Président de la République, le Premier Ministre, Nadir Larbaoui a révélé ce jeudi la date du lancement de cette zone franche commerciale.
En effet, lors de sa visite dans la wilaya de Tindouf jeudi dernier, M.Larbaoui a bien évidemment évoqué la zone de libre-échange avec la Mauritanie. Ainsi, Dans une allocution prononcée à cette occasion, M.Larbaoui a souligné que « la dynamique économique que connaît la région sera renforcée grâce aux projets en cours pour le développement des infrastructures, notamment après l’ouverture du poste frontalier algéro-mauritanien et le projet d’établissement de la première zone franche commerciale dans la wilaya avant la fin du premier semestre de 2024, laquelle ouvrira des perspectives de développement ».
Pour rappel, en septembre dernier, le ministère algérien du Commerce et de la Promotion des exportations et le ministère mauritanien du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme ont convenu de mettre en place une commission mixte. Cette commission aura pour mission d’étudier les facilitations douanières et fiscales, ainsi que d’éliminer les obstacles commerciaux entre les deux pays. De plus, elle sera chargée de définir les produits pouvant faire l’objet d’échanges commerciaux.
Précisant que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays, ne dépassant pas les 200 millions USD, le ministre a estimé que ce chiffre « n’est pas à la hauteur des aspirations des deux peuples, ni des relations politiques bilatérales ».
Par conséquent, l’instauration d’une zone de libre-échange dans la région frontalière, dans le cadre des relations de coopération et de bon voisinage entre les deux pays, vise à dynamiser l’activité économique et commerciale. L’objectif de cette initiative est de faire de la wilaya de Tindouf un pôle économique exceptionnel. La stratégie de l’État se focalise sur la facilitation de l’ouverture des postes frontaliers terrestres, maritimes et aériens, en les équipant des moyens nécessaires pour favoriser une croissance économique significative. La revitalisation de ces points de passage cruciaux permettra à l’Algérie d’accroître les échanges commerciaux dans les régions frontalières, en mettant l’accent notamment sur le poste frontalier algéro-mauritanien.
Par Kheireddine Boukhalfa
