La géopolitique en 2024 Il faudra choisir son camp, mais lequel ?

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Les multiplications des conflits qui existent déjà et ceux qui ne tarderont pas à arriver rendent le monde que nous connaissons de plus en plus incertain. Malgré cela on s’adapte et on croit à un lendemain meilleur. En Algérie nous sommes dans ce cas.  Notre position géographique nous avantage du fait que nous sommes un maillon fort  entre l’Europe et cette Afrique du nord arabe qui va de l’Egypte à la Mauritanie.

Par maillon fort il faut comprendre l’étendue de notre pays considéré par sa taille comme le plus grand pays d’Afrique continentale mais également par la disponibilité de ressources naturelles dont certaines sont très demandées à travers le monde. La politique étrangère adoptée dès l’accession de notre indépendance nationale consistant à ne pas nous ingérer dans les affaires intérieures des pays voisins, qui soient à l’est, à l’ouest ou au sud nous a valu du respect et un capital confiance que les dirigeants successifs du pays ont toujours tenu à préserver. C’est ainsi que lorsque le Maroc prit l’initiative d’envahir et d’annexer un territoire  qui ne lui a jamais appartenu l’Algérie aurait pu militairement chasser l’occupant de ce territoire car à l’époque elle en avait les moyens , mais elle ne l’a pas fait préférant recourir au droit international , autrement dit à l’ONU, tout en aidant la résistance sahraouie dans son combat contre le colonisateur marocain. Ce principe de non ingérence, l’Algérie l’appliqua au Sahel secoué par des rivalités communautaires et tribales et parasité par l’existence de groupes terroristes lesquels se livrent, eux aussi, une guerre entre eux. L’Algérie consciente du danger larvé  qui existe au delà de ses frontières offre plutôt ses talents diplomatiques qui ont fait leur preuve et qui sont cités en exemple dans les chancelleries mondiales. C’est ainsi que la médiation algérienne concernant le Mali entre le gouvernement de Bamako et les tribus touaregs du nord a abouti à l’accord d’Alger qui mit fin à une guerre fratricide qui aurait disloqué le Mali en le faisant devenir la proie d’une galaxie de groupes terroristes qui auraient embrasé tout le Sahel et peut être étendre cet embrasement à toute cette Afrique de l’ouest . Sur le plan arabe l’Algérie n’a pas varié d’un pouce sa politique d’unité de la nation arabe même si certains pays de ce monde arabe s’entredéchiraient entre eux comme ce fut le cas en Irak, en Libye et enfin en Syrie. Cela n’a pas été facile car il y avait des choix à faire. Néanmoins l’Algérie, savait pertinemment bien qu’en ne prenant pas de position tranchée pouvait lui valoir une inimité et des rancœurs parmi certains pays arabes. En ce qui concerne la question palestinienne l’Algérie continue envers et contre tout à soutenir la solution à deux Etats sachant au fond  que la plupart des pays arabes n’ y croient plus et qu’ils ont depuis longtemps abandonné cette solution. Pour l’Algérie c’est une question de principe et de loyauté envers ce mouvement de résistance d’un peuple qui n’a jamais plié sous l’occupant.  Là aussi l’Algérie a choisi son camp, celui de l’honneur et de l’inflexibilité de celui-ci face à ce qui est considéré comme de l’abandon ou pire de la lâcheté. Cette année qui commence à peine réservera sans aucun doute des surprises et obligera chaque pays à choisir un camp ou un autre. En Algérie on ne veut pas de cette équation périlleuse et on s’en tient à ce qu’elle  a toujours fait, c’est ce qui a permis à mettre toujours notre tête hors de l’eau.

   

 

 

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