Lors d’un f’tour collectif organisé par le bureau de wilaya du MSP à Mila, le président du mouvement islamiste Abdelaali Hassani Cherif a salué la résistance palestinienne et affirmé que le combat libérateur est le seul chemin vers le recouvrement de l’indépendance.
En prenant la parole devant des centaines de partisans de sa formation, il a défendu l’action du Hamas, en la qualifiant de résistance légitime. «Les moudjahidine du Hamas palestinien défendent leur terre, leur honneur, leur droit. Et tous les peuples libres sont appelés à les soutenir. C’est de cette manière que l’Algérie a pu accéder à son indépendance. Les événements actuels à Ghaza rappellent le 8 mai 1945 en Algérie. » Le successeur d’Abderrazak Mokri a, dans ce sens, appelé le monde musulman à plus de solidarité avec « les frères palestiniens ». En outre, il a exigé des autorités nationales d’organiser des marches populaires de soutien à la résistance palestinienne. Il dira: «L’Etat algérien joue un rôle diplomatique important au profit de la cause palestinienne; mais doit, en plus, multiplier la pression sur l’opinion internationale par les marches populaires de soutien». Dans le même ordre d’idée, il a dénoncé avec virulence l’hypocrisie occidentale par rapport au génocide perpétré par l’entité sioniste contre la population civile de l’enclave palestinienne. «Ces événements ont dévoilé la réalité criminelle de l’Occident. Ceux qui parlent, hypocritement, d’aides humanitaires aux Ghazaouis sont eux-mêmes qui pourvoient l’armée israélienne d’armes et de munition. » Faisant le parallèle entre l’armée coloniale en Algérie et l’armée d’occupation israélienne, Abdelaali Hassani Cherif affirme que l’occupant français a « pratiqué le génocide et utilisé la famine comme arme de guerre, exactement comme le fait l’armée barbare de l’entité provisoire d’Israël depuis qu’elle occupe la Palestine. » Le président du MSP a évoqué, à cette occasion, une panoplie de sujets d’actualité nationale. Il a prêché la consolidation du front interne et la cohésion nationale à travers des actions et des programmes appropriés. « Les Algériens sont fiers de leur appartenance et de leur identité musulmane. Aussi, il faut combattre toutes les tentatives malsaines dirigées contre notre identité et donc notre unité. » Le locuteur a attribué la solidité de notre unité nationale à l’attachement de la population à sa religion musulmane, à sa langue arabe et à son histoire commune. « L’Etat doit protéger ces dénominateurs communs entre les Algériens afin de préserver et renforcer notre unité. Notre religion, notre langue et notre histoire commune sont le ciment qui nous tient réunis et unis. « Les images tronquées de certaines chaines de télévision privées diffusées en ce mois de Ramadan constituent une atteinte à nos valeurs sociétales et interpellent les autorités compétentes pour intervenir dans l’immédiat et mettre un terme aux agressions contre nos valeurs et notre identité», dira-t-il, en précisant que le peuple algérien se reconnait dans les valeurs véhiculées par le Manifeste du 1er Novembre 1954. Le président du MSP a fait, par ailleurs, une courte rétrospective sur le règne chaotique de la Issaba. « La position de l’Algérie sur la scène internationale et régionale se renforce à vue d’œil. Mais on a pu atteindre ce niveau de présence internationale bien avant. Mais la Issabaen avait voulu autrement. La bande des corrompus, ces ennemis de l’Algérie, a systématiquement orienté sa politique à la destruction du pays, à la destruction de tout ce qui est algériens authentique : tissu social, réputation internationale, valeurs, tout. A la fin, il a rappelé que le MSP est un parti d’opposition, qui reste proche des citoyens et de leurs préoccupations. « Le Mouvement pour une Société de la Paix a choisi d’être dans l’opposition et il reste au service de la nation et pour le triomphe des causes justes. On a choisi de travailler pour renforcer notre unité nationale et consolider notre attachement à notre identité. On a choisi d’être aux côtés de la Cause palestinienne et de tous les peuples opprimés ».
