Après avoir atteint la phase de concrétisation sur le terrain en novembre de l’année dernière, le projet de la mine de zinc et de plomb d’Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, devrait entrer en production en 2026. C’est ce qu’a fait savoir un responsable du ministère de l’énergie et des mines.
En effet, dans une déclaration à « El-Chourouk », le conseiller du ministre de l’énergie et des mines, M.Djamel-Eddine Choutri a révélé que ce projet devrait démarrer définitivement en octobre 2026. Le même intervenant a ajouté que le véritable démarrage de ce projet réalisé en partenariat avec l’entreprise australienne « Terramin » se fera par la préparation du site pour la construction de l’usine, qui abritera le processus de transformation chimique de la matière première du zinc et du plomb. Jamal Eddine Choutri a souligné que « le début du processus de compensation foncière aura lieu le mois d’avril prochain », tout en ajoutant que le projet « comprend l’extraction de la matière première du sous-sol sans affecter la surface extérieure, dans le but de préserver l’environnement ». Le conseiller a indiqué que l’usine traitera 2 millions de tonnes de matières premières annuellement, extraites de la mine, produisant ainsi 170.000 tonnes de concentré de zinc et 30.000 tonnes de concentré de plomb. Il a souligné que ces matériaux seront initialement destinés au marché national pour répondre à la demande intérieure, avant d’être exportés une fois que l’autosuffisance sera atteinte. Il convient de noter que le ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, avait inauguré le début de l’exploitation du projet, annonçant à ce moment-là la création d’environ 800 emplois directs et de plus de 4000 emplois indirects. Le même responsable a affirmé que le projet entre désormais dans sa phase de concrétisation, après avoir mené à bien toutes les études nécessaires, qu’elles soient économiques, environnementales ou de risques.
Par Kheireddine Boukhalfa
