Explosion de la dette mondiale: L’Algérie épargnée grâce à sa gestion prudente

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La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a déclaré que la dette mondiale totale des gouvernements a augmenté en 2023 pour atteindre les 97.000 milliards de dollars américains, avec l’augmentation de la demande d’emprunts malgré des taux d’intérêt élevés.

En effet, c’est ce qui ressort d’un rapport de la CNUCED, confirmant que la dette publique mondiale, intérieure et extérieure, a augmenté de 5600 milliards de dollars, atteignant ainsi 91 400 milliards de dollars à la fin de 2022. Les pays en développement représentent environ un tiers de cette dette publique mondiale, ce qui limite leur capacité à financer des services publics essentiels comme les soins de santé et l’éducation. Cette hausse de la dette mondiale coïncide avec l’augmentation des taux d’intérêt, notamment sur le dollar américain, qui ont atteint 5,5 %, leur niveau le plus élevé depuis 23 ans. Le dollar constitue plus de 70 % de la dette totale. La CNUCED souligne que les crises successives et les performances économiques mondiales lentes et inégales sont les principales causes de cette augmentation rapide de la dette publique mondiale. Les pays en développement détiennent un tiers de la dette mondiale totale et parmi ceux ayant la dette publique la plus élevée figurent le Brésil, l’Inde et l’Égypte. Le document souligne qu’en Afrique, la moyenne de la dette publique a grimpé à 62 % en raison des chocs économiques mondiaux.L’ONU a souligné que l’endettement limite la capacité de ces pays à financer des services publics essentiels tels que les soins de santé et l’éducation. En revanche, l’Algérie n’est pas mentionnée parmi les gouvernements endettés, selon ce rapport de l’Organisation des Nations Unies pour le commerce et le développement. Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé à plusieurs reprises son refus de recourir à l’endettement extérieur, en déclarant que cela représente une honte et une trahison envers les martyrs, en opposition à l’avis de certains économistes. Le président Tebboune a également évoqué que l’endettement contraint l’Algérie au silence. Il a ajouté : « Lorsque vous vous endettez, vous ne pouvez pas défendre Ghaza, le Sahara occidental, les droits de l’homme ni les droits des opprimés en Afrique et ailleurs ».

Kheireddine Boukhalfa

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