Permis de conduire :Un nouveau programme pour des conducteurs plus responsables et une sécurité routière accrue

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Face à l’hécatombe qui se produit chaque année sur les routes algériennes, avec des milliers de vies perdues, le gouvernement prend des mesures fermes en adoptant un nouveau programme national de formation à la conduite automobile.

En effet, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a défini un nouveau programme national de formation à la conduite automobile. Ce programme, qui comprend des volets théoriques et pratiques, vise à harmoniser la formation dispensée par les auto-écoles et à garantir un niveau de compétences adéquat chez les futurs conducteurs. Selon le décret publié dans le numéro 40 du Journal Officiel, la partie théorique du programme national de formation à la conduite automobile couvre les panneaux de signalisation et les règles de circulation, des notions générales sur le véhicule, la conduite sécuritaire et l’éthique du conducteur, ainsi que les premiers secours et les comportements à adopter en cas d’accident, la conduite économique et les technologies modernes. Le volume horaire est de 30 heures pour les catégories « A1 », « A », « B » et « F », et de 20 heures pour les catégories « C1 », « C » et « D ». La partie pratique, selon le même décret, comprend une initiation à la conduite et un entraînement au contrôle du véhicule, avec un volume horaire de 30 heures pour les catégories « A », « B » et « F », et de 20 heures pour les catégories « C1 », « C » et « F », contre 15 heures pour les catégories comprenant un attelage avec une remorque dont le poids total autorisé en charge dépasse 750 kg.

Un volume horaire à respecter

Le même décret stipule que les auto-écoles doivent respecter le volume horaire obligatoire des cours à dispenser aux candidats inscrits pour obtenir leur permis de conduire, tel que défini dans le guide de formation spécifique à chaque catégorie délivré par la Délégation Nationale à la Sécurité Routière « DNSR ». Les cours théoriques doivent être dispensés individuellement ou en groupe dans une salle de classe avec des outils pédagogiques appropriés et devant le véhicule pour certains cours sur les notions générales du véhicule. Quant aux cours pratiques de « conduite et manœuvres », le décret précise qu’ils doivent être donnés individuellement ou avec un autre candidat à bord du véhicule en tant qu’observateur pour les besoins de la formation. Le temps passé par l’autre candidat en tant qu’observateur ne peut être compté dans le volume horaire requis pour la formation, et la présence de personnes étrangères à l’auto-école dans le véhicule pendant l’entraînement est interdite. En outre, le décret mentionne que si l’auto-école dispose d’un simulateur de conduite, celui-ci peut être utilisé pour enseigner jusqu’à 20 % du volume horaire minimum des cours pratiques pour les catégories « A », « B » et « F ». Le reste du volume horaire doit obligatoirement être effectué à bord du véhicule. L’utilisation du simulateur n’est pas permise pour le volume horaire minimum des cours pratiques des catégories « C1 », « C » et « D », ni pour les catégories comprenant un attelage avec une remorque dont le poids total autorisé en charge dépasse 750 kg. À la fin de chaque cours théorique ou pratique, l’instructeur doit remplir une fiche de progression du candidat, dont le modèle est annexé au décret. Ainsi, ce nouveau programme national de formation vise à améliorer la qualité de la formation à la conduite, renforcer la sécurité routière, harmoniser les pratiques des auto-écoles et à garantir un niveau de compétences adéquat chez les nouveaux conducteurs.

Par Kheireddine  Boukhalfa

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