Le président de la république a adressé aux organisateurs du prochain sommet virtuel sur l’avenir du monde qui aura lieu le 23 et 24 septembre prochain sous l’égide des nations unies un message éloquent dans lequel il réaffirme les positions immuables de l’Algérie concernant les questions du monde.
Le message du chef de l’Etat algérien est clair et sans ambigüités. Pour le président un monde meilleur doit faire de son mieux pour réduire, autant que faire se peut, toute arrogance susceptible d’alimenter la haine et exacerber les émotions à cause de différences d’appréciation qui peuvent trouver des solutions dans des tables de négociation. Pour le président le rôle de l’ONU ne doit plus être dévalorisé sans cela rien ne s’opposera au désordre et à la loi du plus fort, autrement dit de la jungle. Pour le chef de l’Etat algérien l’ONU reste le seul et unique cadre légal où les conflits resteront limités et éviteront tout débordement. A cet égard l’attachement de l’Algérie à la charte des nations unies reste indéfectible a affirmé le président Tebboune qui insiste encore une fois sur le respect des résolutions émises par l’organisation onusienne et leurs applications ajoute le président qui propose un pacte pour l’avenir du monde qui renouvelle les grands principes de la charte des nations –unies en y apportant des innovations nécessaires car le monde d’aujourd’hui n’est plus celui qui existait au lendemain de la seconde guerre mondiale. C’est un monde plus divisé que jamais dominé par des divergences d’intérêts et d’ambitions dévorantes que l’on croyait bannies à jamais et qui reviennent en force comme le colonialisme et l’annexion de territoires où vivent des peuples qui refusent et rejettent sur le fond et sur la forme toute occupation par la force. Le droit des peuples à disposer de leur destin doit être réaffirmé avec force. Il faut mettre fin à toute forme de colonisation qu’elle soit directe ou sous forme déguisée a martelé le président Tebboune dans son message. Passant à un autre sujet qui semble lui tenir à cœur le chef de l’Etat plaide pour une reconnaissance de l’Afrique fortement représentée à l’ONU mais qui reste marginalisée. C’est une manière de dire du président algérien que seuls trois continents les plus peuplés du monde siègent au conseil permanent de sécurité alors que l’Afrique reste considérée comme un continent à part. Sans le dire ouvertement mais il le suggère le président algérien soutient ardemment la présence d’un représentant africain en tant que sixième membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU. Cet appel du président algérien adressé aux organisateurs du sommet virtuel sur l’avenir du monde qui aura lieu au cours de la semaine prochaine auquel l‘Algérie participera est une invitation à revoir l’ordre mondial existant sur des bases nouvelles dont l’objectif n’est autre que la paix et la prospérité au lieu des tensions permanentes et des tentations guerrières qui replongeront pour une troisième fois le monde dans l’horreur qu’il avait connu entre 1914 et 1918 et entre 1939 et 1945.
