El Tarf-Cession des logements OPGI :Des milliers de familles extenués par l’attente d’un hypothétique épilogue

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Le calvaire enduré par plus de 7500 familles, rapporté dans l’édition d’aujourd’hui L’entreprise, le 27 avril dernier, n’a pas connu un épilogue heureux. Selon des sources concordantes rien n’a bougé.
C’est, plutôt le statut quo qui persiste au grand dam des citoyens. Pour rappel, beaucoup de citoyens sont unanimes à dénoncer les tergiversations et les atermoiements des responsables de l’OPGI quant à l’application des lois de la République en faisant savoir, avec désarroi : «Nous faisons partie des 7 500 pères de famille qui ont déposé des dossiers de cession de logement au niveau de l’OPGI et ce, sans qu’aucun logement ne soit régularisé, depuis 2018, date de la promulgation du décret exécutif n°18-153 du 4 juin 2018 fixant les conditions et les modalités de cession des biens immobiliers appartenant à l’État et des biens gérés par les Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI).» «Nos dossiers sont, ainsi, en stand-by et nous sommes, jusqu’à ce jour, ballotés entre l’OPGI et la direction des Domaines, nonobstant les intentions et les mesures prises par le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville et les multiples réunions tenues sous la houlette de l’inspecteur de wilaya au niveau du siège de la wilaya à savoir, entre autres, les cadres de l’OPGI et ceux de la direction des Domaines, dans le but, justement, de la finalisation de ladite opération de cession.» Et de marteler : «Nous n’arrivons pas à saisir ces retards dans le traitement de nos dossiers. Une situation, pour le moins préjudiciable à la fois pour les finances publiques et pour le citoyen lambda qui veut acquérir son logement en application de la loi et qui malgré le payement de toutes les mensualités de location est obligé d’attendre une hypothétique régularisation. Ce qui l’oblige à continuer de payer la location du logement, engendrant d’autres frais supplémentaires.» Dans le même sillage, il faut savoir que l’arrêté interministériel du 10 juin 2020 fixe les paramètres de détermination de la valeur vénale dans le cadre de la cession des biens immobiliers appartenant à l’État et des biens gérés par les Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI). Donc, les prix sont connus et il suffit de procéder à la cession des logements, selon le barème émis par les services de l’état. Ainsi, selon nos interlocuteurs, «le premier responsable de la wilaya est appelé à mettre en place une commission de coordination, afin de relancer ce dossier sensible au bénéfice de la population locale, dès lors que beaucoup de wilayas sont très avancées dans cette opération de cession». Reste que les tergiversations injustifiables et risibles de l’OPGI dans l’application stricte des lois sont en train de porter un grand préjudice à la crédibilité des institutions de l’État. La balle est dans le camp de l’OPGI et celui de la direction des domaines. Les responsables locaux sont obligés de prendre des mesures drastiques pour solutionner une fois pour toute ce problème et mettre le holà à de tels dépassements.

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