Le journal «El Confidencial» l’équivalent espagnol du «Canard enchainé» ou de «Média Park»français a publié récemment un reportage explosif sur l’état de santé du roi du Maroc de plus en plus précaire, assure ce journal et ce disant il fournit des détails précis qui démontrent une dégradation progressive de la santé de Mohamed VI qui a délégué ses pouvoirs à une sorte de régent non officiellement désigné en la personne de son conseiller spécial.
Le nom de ce conseiller est Fouad Ali El Himma, âgé d’une soixantaine d’années. C’est lui qui dirige le pays conjointement avec le chef de la police royale qui est en même temps chef de la DST (Direction de la sécurité du territoire). On savait plus ou moins que le souverain n’avait pas la forme loin s’en faut. Des informations glanées par ci par là en faisaient état jusqu’à la publication tout à fait récente d’un reportage sur la non disponibilité du roi du Maroc à diriger son pays comme tout roi soi disant de droit divin doit le faire. En fait on connait le nom exact de la maladie dont souffre le roi. Il s’agit de la maladie d’Hachimoto du nom du médecin japonais qui l’a découverte. C’est une maladie auto-immune provoquant une obstruction pulmonaire chronique ayant pour résultat des complications respiratoires causant à celui qui en souffre une incapacité progressive de fournir des efforts normaux même les plus élémentaires. Selon le journal espagnol Mohamed VI a été opéré deux fois. La première fois à Paris en 2018 et une seconde fois à Rabat en 2020 où on diagnostiqua une arythmie cardiaque sévère.
La liste des signes d’incapacité de M6 à gouverner
Elle est longue si l’on croit ce reportage. Signalons toutefois les plus significatives d’entre elles. Ainsi le 14 juillet de cette année la télévision marocaine, publique et privée aurait opéré des retouches pour montrer aux téléspectateurs l’image de leur roi en «forme» accueillant dans son palais le champion olympique Sofiane El Bakkache. Une image furtive dont les auteurs de ce reportage ont vite fait de démontrer qu’il s’agissait en fait d’une retouche habile masquant une réalité amère d’un souverain qui tenait à peine sur ses deux jambes. Allons plus loin ! Le 29 juillet du même mois (Juillet) lors de son discours de la fête du trône le roi a eu du mal à se tenir debout pendant que la fanfare royale exécutait l’hymne national. Le 31 juillet dernier la cérémonie royale dite de la «Béiaa», une sorte de sacre répété chaque année à l’occasion de la fête du trône où les notables du royaume venaient jurer fidélité au souverain par ce geste symbolique de la baise main du roi qui s’est déroulée cette année à Tétouan a été sérieusement écourtée. Elle a duré 17 minutes alors qu’habituellement elle dure des heures. Le 8 octobre dernier M6 se trouvait à Paris depuis le 18 septembre. Il était accompagné des frères Zaitar, les boxeurs qui ne le quittaient jamais depuis 2018. Bien qu’invité par le président français à assister au sommet de la francophonie qui s’est tenu cette année dans la capitale française il ne fit qu’une brève apparition pour la fameuse photo officielle regroupant les chefs d’Etats, de gouvernements ou de représentants des pays déclarés francophones. Il n’assista pas à proprement dit à ce sommet déléguant cette tache à son premier ministre. Lui, est resté cloitré dans son hôtel particulier situé non loin de la Tour Eiffel. Lorsqu’un coursier de l’Elysée lui remit une invitation personnelle d’Emmanuel Macron à diner avec lui et son épouse Brigitte, Mohamed VI argumenta qu’il était légèrement souffrant et le diner n’a pas eu lieu provoquant la tristesse de Brigitte qui comptait sur la présence du roi pour préparer le voyage du couple présidentiel qui aura lieu en novembre prochain et dont on assure qu’il sera écourté à cause de cette indisponibilité quasi permanente du souverain marocain. Vendredi 11 octobre (ce n’est pas si loin) pour l’ouverture officielle de la session du parlement, le roi a lu un discours qui a battu le record de courte durée (9 minutes) dont les participants ont constaté que ce discours, malgré sa réduction en peau de chagrin s’est révélé quand même fort pénible pour le souverain. Il a lu celui-ci sur un ton monotone, la voix chevrotante, les yeux baissés sur la feuille contenant ce discours. A la fin de celui-ci l’héritier du trone son jeune fils Moulay Hassan se précipita pour soulever à temps la chaise sur laquelle était assis son père sans doute par peur que ce dernier ne trébuchât. En ce qui concerne la réception par le roi de personnalités étrangères en déplacement au Maroc, il n’y eut qu’une seule réception, celle du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. L’entretien entre les deux hommes dura quant à lui moins d’une demi –heure.
Qui dirige en réalité le Maroc aujourd’hui ?
En toute certitude, ce n’est pas le premier ministre mais le conseiller spécial du roi, en l’occurrence Fouad Ali El Himma. Il fait office de régent car ce type de fonction n’existe pas dans la charte du trone. Comme l’héritier du trone Moulay Hassan est trop jeune et totalement inexpérimenté pour monter à la place de son père, procuration est donc donnée à ce Himma pour diriger dans l’ombre les affaires du royaume. Chose que les marocains apprécient de moins en moins. Dernièrement un jeune marocain a lancé en direction du cortège royal qui se dirigeait vers le siège du parlement à Rabat un cocktail Molotov. Aussitôt arrêté on n’entendit plus parler de cet incident pourtant révélateur d’une colère sourde qui est en train de monter surtout chez les jeunes dont le chômage et la mal vie sont devenus leur lot quotidien. Cela commence comme cela comme une sorte d’étincelle qui préfigure, tôt ou tard un incendie qui emportera tout sur son passage.
