L’ONS tire la sonnette d’alarme :Le secteur industriel public en difficulté

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Cela fait deux ans que l’industrie publique peine à relever la tête. L’office national des statistiques est allé récemment au chevet des entreprises publiques industrielles. Le résultat de l’observation n’est pas reluisant et c’est un euphémisme que de le dire. En fait le secteur industriel appartenant à l’Etat est malade.

Selon les enquêteurs de l’ONS  qui ont interrogé un grand nombre de dirigeants d’entreprises industrielles publiques, ces derniers leur ont dit que la situation dans laquelle se trouvent leurs entreprises n’est pas enviable. Loin de là avouent –ils. Pour preuve  ils enregistrent depuis deux ans de suite le plus faible taux de production enregistré depuis leur existence. Ainsi soulignent –ils  leur production ne tourne qu’à un peu plus de 50%.alors que le secteur privé tourne aux environs de 75%. Qu’est –ce qui cloche donc pour en arriver là ? A cette question tous répondent unanimement, Selon eux 1/3 des EPE spécialisées dans la production industrielle sont souvent en rupture de stocks de matières premières qui entrent dans le processus de production des produits. Ces ruptures dureraient la plupart du temps un mois et durant ces 29 ou 30 jours les machines sont à l’arrêt. Mais soulignent –ils encore, il n’ ya pas que cela. Une grande partie des unités industrielles se plaignent sans arrêt de pannes d’électricité, non pas par ce qu’ils ne paient pas leurs factures d’électricité mais parce que c’est lié aux réseaux de distribution qui n’arrivent pas à alimenter en continu les zones où sont implantées ces unités industrielles. Le constat établi par ces chefs d’entreprises qui pour la première fois n’utilisent pas la langue de bois comme cela se pratiquait dans le passé où on avait affaire à des formules toutes faites qui concluent toutes « Tout va bien «  ou « On va s’en sortir ». Il semble que pour la survie de leurs outils de production il vaut mieux dire la vérité et cette vérité consiste à dire que les équipements de leurs usines sont vieillissants et tombent souvent en panne. Une chose est sure ils ne répondent plus aux normes d’efficacité exigées pour atteindre la compétitivité tant réclamée par le ministère de l’industrie. Il faut un renouvellement des machines, c’est indispensable, soulignent –ils. L’autre défaut dans la cuirasse de ces EPE industrielles est la trésorerie très serrée objectent –ils  qui ne permet pas d’ambitionner ou de songer à l’innovation car cela coute cher. Actuellement avouent ces chefs d’EPE  la pression financière sur les trésoreries de ces entreprises industrielles est tellement forte qu’un grand nombre d’EPE recourent au crédit bancaire. Ce n’est pas bon pour le long terme disent –ils car il faudra bien qu’un jour ces entreprises endettées s’acquittent de leurs crédits même si les banques ne leur feraient pas payer les agios. C’est donc une quadrature du cercle. L’autre problème qui pèse et qui n’est pas loin d’être résolu est celui de la relève de leur personnel qualifié. Celui –ci  bénéficiera bientôt de la retraite, alors qui remplacera de telles compétences. L’heure est au pessimisme car il n’ ya pas de réponse actuelle a l’offre de recrutement de personnel hautement qualifié. A l’opposé, autrement dit, dans le secteur privé industriel ce genre de problèmes n’existe pas ou si peu, selon les managers ou plutôt les patrons des entreprises privées. On arrive à la conclusion qu’il s’agit là d’un problème d’argent et le secteur public ne sait pas gérer comme il faut ses trésoreries préférant beaucoup plus se pencher sur les questions sociales que celles liées à la compétitivité qui exige quant à elle moins de retenue à élaborer des plans sociaux de sortie de crise.

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