L’Algérie se prépare aux changements géopolitiques: Une nouvelle vision est en amorce

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Le monde, depuis l’investiture de Donald Trump à la tête de la première puissance mondiale connait un bouleversement qui n’a jamais été observé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.  Cela se résume en une phrase «Tu es avec nous ou tu es contre nous». La place d’un possible non alignement est très réduite. La vision algérienne est en train de s’adapter aux nouvelles circonstances.

Ainsi ce qui semblait impensable au début de ce premier siècle du troisième millénaire ne l’est plus aujourd’hui. Les changements politiques intervenus début 2020 ont reconfiguré la politique du pays. Le pragmatisme et le réalisme économique ont pris la place qu’ils n’auraient jamais du céder face à une vision étriquée du pouvoir qui privilégiait une politique de castes. L’emprise grandissante d’une oligarchie qui voulait s’accaparer des richesses nationales  a provoqué le séisme «hirak».  La suite on la connait trop bien. Le réajustement  institutionnel même s’il n’est pas parfait et qui reste à parfaire dans les années à venir il faut l’assimiler à une pause nécessaire qui s’achèvera quand le retard économique du pays sera comblé dans tous les domaines. On réfléchit politiquement bien quand on maitrise les mécanismes économiques dans leur globalité mais aussi dans leurs détails.  C’est cette politique que privilégie l’actuel chef de l’Etat qui a compris dès son investiture que le pays qu’il est appelé à diriger doit changer de cap et plus vite qu’on ne le pense. Malgré les vissicitudes de la pandémie qui avait mis un arrêt brutal au fonctionnement de l’économie mondiale et des coupes budgétaires indispensables à cause des confinements répétés,  les réformes mises en place ont permis de reprendre économiquement le pays grâce à une politique d’attractivité de l’investissement  privé national dans le produit national et l’appel aux investisseurs étrangers vers des pays qui n’ont pas de lien affectif avec l’Algérie mais uniquement des rapports corrects et intéressés . C’est ainsi que le pays sous l’impulsion de son président s’est fait connaitre et présenté à ses interlocuteurs une variété de possibilités selon le principe gagnant –gagnant. Avant l’arrivée de Tebboune au pouvoir l’Algérie misait tout sur la rente pétrolière et gazière, ignorant les immenses richesses qui existaient sur son sol à l’exemple du minerai de fer. La reprise en main de l’industrialisation mise pratiquement à l’arrêt depuis des décennies à l’instar de la sidérurgie avec l’introduction de la concurrence turque et la conclusion d’un partenariat inédit avec le Qatar ont permis à l’Algérie d’entrer sur le marché de l’acier mondial . La reprise en main de la production nationale liée à la consommation intérieure a réduit la facture des importations qui n’ont jamais permis à l’Algérie de relever la tète. Le pays entrevoit de plus en plus la possibilité de l’autosuffisance alimentaire et pense élargir le domaine agricole et agro alimentaire vers l’exportation. Des produits de qualité exposés dans les foires  et expositions internationales ont séduit de nombreux pays. La guerre qui dure depuis trois ans entre l’Ukraine et la Russie et l’embargo concernant l’achat du pétrole et du gaz russe a boosté l’Algérie sur le plan énergétique, faisant d’elle un pays pivot. Sachant que les Etats –Unis veulent rester les maitres incontestés des exportations du pétrole et du gaz de schiste, l’Algérie a sauté sur l’occasion en concluant des accords de partenariat avec les plus grandes compagnies d’extraction américaine. Ce deal conclu avec l’Amérique de Trump met l’Algérie à l’abri des foudres caudines du président américain. C’est ce qu’on appelle l’adaptation à la nouvelle réalité mondiale.

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