Les Médias Occidentaux Complices et Génocidaires par Procuration

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Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU, a récemment déclaré : « J’attends avec impatience le jour où les médias occidentaux seront jugés pour avoir participé à ce génocide. (…) Il s’agit d’un génocide qui a été justifié et rendu possible par les médias qui ont adhéré au récit israélien. » Cette affirmation, loin d’être une simple exagération rhétorique, met en lumière une vérité dérangeante : les grands médias occidentaux ne sont pas de simples spectateurs de l’horreur, mais des acteurs actifs et complices de la tragédie qui se joue sous nos yeux.

Une manipulation systématique du récit

Les médias occidentaux ne se contentent pas d’informer. Ils orientent, déforment et légitiment. Depuis des décennies, ces organes de presse, censés être les garants de la vérité et de l’objectivité, se font les relais d’une propagande qui maquille la colonisation en « droit à la sécurité », la répression en « lutte antiterroriste », et l’extermination en « dommage collatéral ». Ils travestissent les faits, occultent les crimes et humanisent l’oppresseur tout en diabolisant la victime. L’emploi des termes n’est jamais anodin : quand des civils palestiniens sont massacrés, ils « meurent » dans des « frappes israéliennes » — comme si ces morts survenaient de manière abstraite et inévitable. En revanche, lorsqu’un Israélien est touché, il est « assassiné », « tué » ou « massacré », et les coupables sont instantanément qualifiés de « terroristes ». Ce double standard permanent contribue à façonner la perception du public occidental, le rendant insensible à la souffrance palestinienne et complice, même inconsciemment, du génocide en cours.

Les médias comme armes de guerre

Les médias ne sont pas de simples outils d’information ; ils sont des armes dans une guerre idéologique et géopolitique. Leur rôle dépasse celui de simples relais : ils construisent le cadre narratif qui rend possibles les atrocités. En validant le discours des gouvernements complices, en minimisant les crimes d’Israël et en occultant les racines historiques du conflit, ces médias facilitent l’acceptation de l’inacceptable. Lors des bombardements à Gaza, les grands journaux et chaînes d’information présentent Israël comme une victime contrainte de se défendre, quand bien même les chiffres de l’ONU démontrent que la majorité des morts sont des civils palestiniens, dont des milliers d’enfants. Mais ces chiffres sont soit minimisés, soit relégués au second plan, tandis que la moindre perte israélienne fait la une et mobilise l’indignation mondiale. Comment expliquer ce traitement inéquitable ? Derrière cette partialité médiatique se cachent des intérêts politiques, financiers et idéologiques. Des groupes de pression influents, des connivences avec les élites occidentales, et une volonté de préserver l’ordre impérialiste en place conduisent à ce parti pris constant et criminel.

Génocide par procuration : une complicité criminelle

Qualifier les médias occidentaux d’« assassins criminels et génocidaires par procuration » n’est pas un excès, mais une réalité factuelle. Sans leur appui et leur silence complice, ce génocide n’aurait pas pu se dérouler avec une telle impunité. Leur rôle dépasse celui de la désinformation : ils participent activement à la justification et à la perpétuation du massacre. L’histoire nous a enseigné que la propagande est une arme redoutable dans les crimes de masse. Les médias nazis, rwandais ou serbes ont joué un rôle clé dans la légitimation des génocides du XXe siècle. Aujourd’hui, les grands médias occidentaux jouent exactement le même rôle en Palestine. À force de masquer la vérité, de normaliser l’horreur et de nier l’humanité des victimes, ils sont devenus des rouages essentiels de cette machine de mort.

Vers un jour de justice ?

Francesca Albanese évoque l’espoir d’un futur où ces médias seront jugés pour leur complicité. Ce jour doit arriver, car l’impunité ne peut être éternelle. La justice internationale a condamné des figures de la propagande dans des génocides passés. Pourquoi en irait-il autrement pour ces journalistes, éditorialistes et chaînes de télévision qui participent activement à l’effacement d’un peuple ? L’histoire retiendra leurs noms. L’histoire retiendra leur rôle. Et le jour viendra où la vérité les rattrapera.

Par Mohamed Tahar Aissani

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