Par Mohamed Tahar Aissani—/—
L’Algérie ne quémande ni reconnaissance ni approbation. Elle avance avec la dignité de ceux dont l’histoire parle pour eux. Pourtant, dans les couloirs viciés de certaines rédactions hexagonales et les studios fardés de la diffamation, une campagne méthodique se déploie.
Une campagne où le mensonge se fait stratégie, où les voix du néocolonialisme s’accrochent aux vestiges de leur empire perdu, et où les plumes de la haine raciale, alliées au sionisme politique et à certains émirats en quête d’influence, s’évertuent à noircir le nom d’un pays dont le seul tort est de rester debout. « L’Algérie est un pays de paix », affirme le président Abdelmadjid Tebboune. Cette déclaration n’est ni posture ni diplomatie de façade : c’est la colonne vertébrale d’un État dont l’action internationale est marquée, depuis son indépendance, par une constante quête d’apaisement. De l’Iran à l’Éthiopie, du Liban au Mali, Alger a toujours tendu la main là où d’autres ont vendu des armes. Et c’est précisément cela qui dérange. Car dans cette ère de brouillage informationnel, où l’infox devient arme de guerre, l’Algérie représente un contre-modèle. Elle n’envahit pas, elle n’impose pas. Elle propose, elle dialogue. Une hérésie pour ceux qui voient dans la paix un obstacle à leurs ventes d’armement, et dans la souveraineté algérienne une offense à leur prétention universelle. Alors ils attaquent. Sans relâche. Sur tous les fronts : médiatique, diplomatique, symbolique. Les dernières attaques venues de médias français, relayées avec jubilation par les faucons de l’extrême droite et amplifiées par des relais digitaux douteux, n’ont rien d’anodin. Elles s’inscrivent dans une entreprise de démolition ciblée. Le but : miner la légitimité internationale de l’Algérie, fracturer son image auprès de sa diaspora, l’isoler de ses partenaires, ternir ses engagements au Sahel et ailleurs. Le modus operandi ? Les vieilles recettes coloniales : amalgame, insinuation, double standard. Ainsi, la voix officielle de l’Algérie est systématiquement caricaturée. Le soutien constant d’Alger aux peuples en lutte – Palestiniens, Sahraouis, Africains – est présenté comme un soutien au « terrorisme ». Une accusation grotesque, mais révélatrice de la nervosité de ceux qui craignent le retour de l’Algérie sur la scène géopolitique mondiale. Même les propos les plus neutres deviennent suspects lorsqu’ils émanent d’un pays qui refuse de se soumettre. Mais l’Algérie n’est pas seule. Et ce qui se joue aujourd’hui dépasse ses frontières. Car ce n’est pas seulement la paix algérienne qu’on vise, c’est une certaine idée de l’ordre international : multipolaire, décolonisé, équitable. Dans ce jeu de dupes, les parrains de la déstabilisation se retrouvent : médias mainstream enracinés dans la culture du mépris, émirats autoritaires qui achètent leur silence à coups de contrats, et officines sionistes qui n’ont jamais digéré la solidarité algérienne avec la Palestine. Face à cette convergence toxique, l’Algérie ne cédera pas. Ni à la provocation, ni à la manipulation. Elle continuera d’offrir sa médiation, sans arrière-pensée, fidèle à son héritage diplomatique forgé à Bandung, raffermi à La Havane, honoré à l’ONU. Et si certains régimes africains, pris dans les rets de nouvelles dépendances, osent l’accuser de collusion avec les forces du chaos, qu’ils regardent dans leurs propres arrières-cours : c’est là que l’instabilité prospère, alimentée par des alliances contre-nature et des compromissions indignes. Non, l’Algérie n’est pas un jouet dans le grand Monopoly des puissances. Elle n’est ni à vendre ni à domestiquer. Et elle n’est surtout pas ce que ses ennemis disent d’elle. Elle est ce qu’elle fait : une diplomatie active, fondée sur la paix et la souveraineté, ancrée dans le respect des peuples. Une diplomatie discrète, mais efficace. Une diplomatie qui ne sacrifie jamais les principes sur l’autel des profits. À ceux qui l’accusent, elle répondra par l’acte. À ceux qui la diffament, elle opposera sa mémoire, sa constance, son sang versé. Car dans ce monde en perdition, l’Algérie ne brandit pas l’épée : elle porte la parole. Et cela, au fond, est bien plus subversif que toutes leurs calomnies.
