La Libye est au centre de toutes sortes de complots :
La division du pays en deux favorise les convoitises

0
46

 Ce qui semble être une rumeur ou un fake news, c’est selon,  risque de se transformer en réalité. Ainsi apprend-t-on, le président américain songe à évacuer (en réalité déporter) un million de ghazaouis. Où? En Libye tripolitaine. Il serait, selon, ce qu’on dit, en contact avec le gouvernement tripolitain pour entériner ce projet. En échange tous les fonds libyens  du temps de Kadhafi bloqués seraient dégagés vers Tripoli.

Il est question de milliards de dollars . Certes cette information qui ressemble à un ballon sonde n’est ni confirmée, ni infirmée de part et d’autre. Néanmoins cela commence toujours ainsi et il y a toujours qu’on le veuille ou non, une suite. En fait il est question d’un marchandage, ni plus ni moins. On sait que dans ce genre de transactions le président Trump excelle. Il l’a fait avec Volodimir Zélinsky avec l’accord dit des terres rares assurant ainsi le président ukrainien d’une zone de sécurité que les Russes ne pourront pas franchir sous peine d’entrer en conflit direct avec les Etats–Unis, ce que Vladimir Poutine évite à tout prix. Il vient aussi de le faire avec la Chine, ramenant la taxe douanière rocambolesque de 145% au taux raisonnable de 35% . Cette proposition, si elle s’avère vraie, concernant l’évacuation d’un million de palestiniens vivant dans l’enclave de Ghaza, négociée comme une simple affaire commerciale est en soi ridicule dans la forme mais l’est–elle dans le fond ? C’est la question qu’il faut poser. Alger observe mais ne se prononce pas, du moins pas encore. Whait and See, telle semble être la devise, pour le moment. Est –ce que le gouvernement installé à Tripoli, légitime selon l’ONU, mais que représente aujourd’hui une telle organisation ? Les conflits se multiplient à une vitesse exponentielle , une véritable métastase et le conseil de sécurité, dont l’Algérie est un membre non permanent n’arrive pas à prendre la moindre décision puisque le droit de véto dont disposent les cinq membres permanents, toutes des puissances mondiales, empêche toute résolution de ces conflits. Ghaza est aujourd’hui au centre des préoccupations mais Israel bloque et les Etats–Unis le soutiennent quoi qu’il décide. Cette affaire d’évacuation d’un million de palestiniens de la bande territoriale de Ghaza, il faut la prendre au sérieux, tout comme il faut prendre au sérieux la proposition transactionnelle faite par Donald Trump au gouvernement libyen installé à Tripoli. Celui-ci, ne nous voilons pas la face, est en difficulté sur le théâtre des opérations militaires, l’armée irrégulière de Benghazi où est installé le maréchal Haftar, soutenu par l’Egypte et les Russes  grignote du terrain et avance certes lentement mais avance tout de même. De l’autre coté, les forces de Tripoli. Elles sont régulièrement harcelées par des milices armées, les unes fidèles à l’ex président disparu et dont le fief est la ville de Misrata, les autres agissent comme des seigneuries de guerre, dont le seul objectif est l’argent qu’ils soutirent un peu partout de l’un ou de l’autre gouvernement rival. Une telle situation est tout simplement explosive. Elle peut dégénérer comme cela a été le cas au Soudant, encore un pays arabe miné par des conflits internes depuis des dizaines d’années et qui est soumis aujourd’hui à une guerre civile dont on ne voit pas la fin. En Libye l’explosion est larvée. Il est néanmoins très improbable que les puissances étrangères que sont la Russie et les Etats–Unis  laissent la situation dégénérer au point où ils n’auront plus aucun contrôle. Si la Libye verse dans la violence continue aucun pays voisin dans la région n’y échappera ni l’Egypte, ni l’Algérie et encore moins la Tunisie.   

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici