General Motors s’intéresse au marché algérien

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November 17, 2021, Detroit, Michigan, USA: Hummer EV vehicles at the the grand opening of the General Motors Factory ZERO where President Joe Biden gave remarks in Detroit, Michigan on November 17, 2021. (Credit Image: © Dominick Sokotoff/ZUMA Press Wire)

Par Kheireddine Boukhalfa—/—Le géant américain de l’automobile, General Motors (GM), affiche un intérêt grandissant pour le marché algérien. Un signal fort en faveur de la relance de la coopération industrielle entre Alger et Washington, alors que se tient actuellement à Alger la 4e édition de l’IATF (Intra-African Trade Fair), un événement économique de premier plan sur le continent.

En effet, c’est à l’occasion de ce rendez-vous économique panafricain que Kamel Moula, président du Conseil algérien pour le renouveau économique (CREA), a reçu une délégation américaine de haut rang. Étaient présents Elizabeth Moore Aubin, ambassadrice des États-Unis en Algérie, Sharon Nishi, présidente-directrice générale de GM pour l’Égypte et l’Afrique, ainsi que Teddy Quinn, conseiller juridique et vice-président de l’American Auto Policy Council (AAPC), qui représente les trois grands constructeurs américains : GM, Ford et Chrysler. Selon les déclarations du CREA, les discussions ont porté sur les perspectives d’investissement dans le secteur automobile, notamment en matière d’implantation industrielle et d’assemblage local. « Le CREA accompagnera tous les investisseurs dans la concrétisation de leurs projets », a assuré Kamel Moula à l’issue de la réunion. La venue de la PDG Afrique de GM, accompagnée d’acteurs institutionnels américains, illustre une ambition mesurée mais réelle du constructeur, absent du Maghreb et de nombreuses régions d’Afrique depuis plusieurs années. Parmi l’ensemble des marques détenues ou historiquement associées à GM (Buick, Cadillac, Chevrolet, GMC, Hummer, Saturn, etc.), c’est Chevrolet qui semble la plus à même de porter ce retour stratégique sur le marché algérien. Déjà implantée industriellement en Égypte, où elle dispose d’une usine, Chevrolet bénéficie d’un positionnement accessible et adapté aux attentes des marchés émergents. En Algérie, la marque jouit d’une notoriété solide, héritée de son ancienne présence commerciale. General Motors n’est pas un inconnu pour les consommateurs algériens. Le groupe était déjà présent dans les années 2000 via Diamal, qui distribuait notamment les modèles Chevrolet et Opel (avant que cette dernière ne soit cédée à PSA). En 2015, CIMA Motors a repris la distribution, cette fois avec des Chevrolet importées de Corée du Sud et de Chine, mieux adaptées aux exigences du marché local en termes de gabarit et de consommation. Les modèles comme la Spark, Sonic, Aveo, Optra, Cruze, Trax, Captiva ou encore le Colorado ont su séduire une clientèle algérienne en quête d’un bon rapport qualité-prix, malgré une concurrence féroce des constructeurs coréens, français, allemands et japonais. Ce n’est pas la première fois qu’un constructeur américain envisage une implantation industrielle en Algérie. En 2015, des discussions avancées entre l’ex-FCE et Chrysler avaient laissé entrevoir une usine automobile, avant que le constructeur ne soit absorbé par Fiat, puis intégré dans le groupe Stellantis. Ces projets n’avaient finalement pas abouti. Mais aujourd’hui, le contexte semble plus favorable. L’évolution des relations algéro-américaines, le renouveau industriel prôné par les autorités algériennes, et le positionnement stratégique de l’Algérie en Afrique du Nord pourraient bien offrir une fenêtre d’opportunité à GM, à condition que les discussions entamées débouchent sur un accord concret. Le retour potentiel de General Motors en Algérie pourrait marquer une nouvelle ère pour l’industrie automobile nationale, offrant à la fois un partenaire stratégique aux ambitions africaines et un levier de développement pour le tissu industriel local.

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