Les relations entre la France et l’Algérie :
Le téléphone sonne à nouveau entre Paris et Alger

0
31

 

Sur France inter le chef de la DGSE, Nicolas Lerner se montre optimiste quant à la reprise du dialogue entre l’Algérie et la France . Selon lui des signes positifs, sans préciser lesquels, existent entre les deux capitales et que tout indique une remontée progressive des contacts entre les deux pays.

Depuis le départ de Bruno Rétaillau et son remplacement par Laurent Nuñez, un homme pragmatique et nettement plus mesuré que son prédécesseur qui avait juré de «tordre le cou» à l’Algérie et qui continue malgré tout de poursuivre ses simagrées qui ne servent néanmoins plus à rien puisqu’il ne dispose d’aucune autorité en la matière , il ya incontestablement l’amorce d’un dégel dans le verbe, entendu des deux cotés de la Méditerranée. Le fait aussi qu’Emmanuel Macron ait saisi l’occasion de l’anniversaire de la révolution algérienne pour adresser ses vœux concernant cet évènement à son homologue algérien est réellement significatif.  Aucun président français n’avait adressé un tel message à l’occasion de l’anniversaire du 1er novembre 1954.qui représentait pour la France officielle un jour noir d’où l’expression souvent usitée par les historiens et écrivains français «Toussaint noire». Le fait que l‘actuel président français ait brisé volontairement un tabou représente indubitablement un fait nouveau, qui milite pour que l’on revienne à la table des discussions pour reprendre à nouveau langue et construire, certes, dans une optique différente, mais pas nécessairement mauvaise, une relation qui irait progressivement vers un consensus d’apaisement. On, n’en n’est pas encore là mais on s’y achemine. Il reste quand même pas mal d’obstacles qui continuent de brouiller le contenu d’une future reprise du dialogue, celui des OQTF en est un, et l’autre qui donne l’impression d’être de taille, celui du cas Boualem Sansal. Ces deux questions sont extrêmement sensibles du coté français comme du coté algérien. Il sera ardu de trouver leur déverrouillage. Cependant du coté algérien on y travaille de manière à ce que la solution à ces deux cas ne donne pas à l’Algérie une façon de croire qu’elle ait plié face aux exigences de la France ou que l’on croit qu’elle ait perdu la face.  Il y a actuellement un mémorandum présenté par les députés de l‘APN qui demande au gouvernement de préparer un projet de loi concernant la déchéance de la nationalité algérienne pour tout algérien qui délibérément ait porté atteinte à l’unité nationale ou mis en danger la sécurité du pays . Une telle loi, si le conseil des ministres l’adoptait, finirait au parlement qui la voterait majoritairement. Dans l’éventualité d’un tel cas il serait possible que Boualem Sansal soit déchu de sa nationalité algérienne et dans une telle éventualité, la personne en question perdrait sa nationalité algérienne et ne conserverait que celle obtenue récemment et qui est française. Il serait alors remis aux autorités françaises car n’étant plus algérien  et l’accusation d’atteinte à l’unité nationale ne le concernerait plus et de ce faisant, une obligation de quitter le territoire algérien lui serait notifiée. Quant aux OQTF  la résolution de cette question sera éminemment plus facile à  renégocier une fois le dialogue repris entrainant, cela va de soi,  le rétablissement intégral des relations diplomatiques  jusqu’ici suspendues. Quant à l’accord de 1968 dont la droite et l’extrême droite en ont fait une fixation frisant la paranoïa  son contenu actuel sera vraisemblablement revu car les deux parties estiment justement d’ailleurs qu’il n’est plus adapté aux exigences de l‘heure.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici