Palestine, Sahara occidental:
Rien n’a changé, l’Algérie avait raison

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Donald Trump est allé vite en besogne en croyant en finir avec le problème palestinien est celui du Sahara occidental. Sa position en interne ne cesse de se détériorer. Les derniers sondages sont éloquents. Du coup tout ce qu’il a cru construire est en train de se fissurer. Ghaza est passé au second plan, la question sahraouie est restée la même. Finalement la position algérienne concernant la Palestine et le Sahara occidental est et restera la plus réaliste.

Ayant constaté les soucis qu’a, en ce moment, son ami le président des Etats –Unis, lesquels le perturbent au plus haut point, Benyamin Netanyahu en profite et est en train de remettre en question tout ce qu’il avait dit formellement à Donald Trump. Ainsi en ce qui concerne Ghaza , certes le cessez-le feu est globalement respecté mais la moitié du territoire de l’enclave palestinienne est encore occupée par l’armée israélienne et Netanyahu  fait de la surenchère et dicte de nouvelles conditions qu’il sait que celles –ci sont inacceptables et sont loin de figurer dans le plan en 21 points du président américain concernant le plan de paix à Ghaza. Netanyahu parle d’une zone tampon qui concernerait la moitié de l’enclave. Autrement dit il veut pousser la population palestinienne estimée à plus de 2 millions de personnes à vivre dans la moitié de son pays. Quelle ironie ! Pendant ce temps les pays arabes qui affichaient un contentement excessif concernant le plan Trump sont en train de se rendre compte qu’ils ont été les dindons de la farce. Cela l’Algérie l’a prévu depuis longtemps en mettant en garde dans ses innombrables interventions aussi bien au sein de la ligue arabe qu’ à une échelle plus élargie que le problème palestinien ne peut être résolu que dans un cadre global qui consacrerait l’existence de deux Etats, dont l’un des deux est palestinien comportant la Cisjordanie actuelle débarrassée de tous les colons juifs et Ghaza dans ses frontières existantes avant le 7 octobre 2023. Les pays arabes ayant des relations avec l’Etat sioniste à l’instar de l’Egypte et de la Jordanie suivis par ces minuscules Etats que sont les principautés du Golfe et du Maroc  jugent la position algérienne trop radicale, sauf qu’ils n’en proposent aucune de cohérente et qui aille dans le sens du respect des droits des palestiniens. Le fait même qu’ils ne parlent pas d’une même voix profite aux sionistes de Tel- Aviv et leurs alliés inconditionnels les Américains. Il ne faut surtout pas croire qu’ll y aurait une quelconque pression contraignante envers Israël de la part de Washington, Trump ou pas Trump. Les Républicains et les Démocrates resteront toujours et à jamais les alliés inconditionnels d’Israël ; Cela les Algériens l’ont compris depuis très longtemps et l’ont dit aux Arabes. La suggestion de l’Algérie est la suivante «Rompez toutes vos relations avec l’entité sioniste et menacez tout pays occidental dépendant du pétrole et du gaz arabe de rupture de livraison come l’avait fait le roi Fayçal en 1973». Bien sûr une telle suggestion parait inconcevable à l’heure actuelle mais à la longue elle finira par se concrétiser car il ne peut  en être autrement. S’agissant du problème du Sahara occidental qui traine également en longueur depuis cinquante ans la position algérienne qui est identique aux résolutions des nations –unies  lesquelles réclament un vote d’autodétermination où il est question de laisser les Sahraouis décider de leur sort en leur proposant soit l’indépendance soit une large autonomie mais dans un cadre de souveraineté marocaine . Là également la dernière résolution présentée par les Américains au conseil de sécurité de l’ONU n’a fait que brouiller les cartes et toute piste sérieuse pouvant conduire à une solution consensuelle, sous l’égide de l’ONU, entre le Front Polisario représentant légitime du peuple sahraoui et la monarchie marocaine. Cette position a toujours été celle de l’Algérie et correspond intégralement au respect du droit international et du principe des peuples à disposer d’eux-mêmes, lequel principe est bizarrement américain et il date de 1919 lorsque le président américain Woodrow Wilson l’avait prononcé mais il n’a jamais été respecté de manière pacifique.             

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