Quand l’aberration devient la norme
La libération du pilote américain serait d’origine divine

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La conférence de presse tenue par Donald Trump avant-hier a révélé la dimension mystique de cette guerre déclarée unilatéralement contre l’Iran. Le président américain, suivi de son ministre de la Défense, a livré une version messianique de la mission de sauvetage du pilote américain. Selon eux, un miracle se serait produit, semblable à celui vécu par le Christ il y a deux mille ans. D’après Donald Trump et son ministre de la Défense, le pilote, caché dans une grotte, attendait la mort d’un instant à l’autre quand survint ce sauvetage providentiel. Pour l’administration américaine, cet événement, survenu un Vendredi saint, est assimilé, selon la doctrine chrétienne, à la résurrection de Jésus le troisième jour après son ensevelissement. Pour le président américain, ce timing ne saurait être une coïncidence ; il s’agirait d’un signe divin consacrant la victoire de la chrétienté. Dans cette vision manichéenne et démente, la croix finirait par triompher sur le croissant. Cette rhétorique, reprise par certains médias pour frapper les esprits des électeurs les plus crédules, particulièrement les milieux conservateurs évangélistes, semble être la dernière trouvaille de Trump pour justifier une guerre qu’il n’a manifestement pas gagnée.
Une stratégie de survie politique
Détourner le conflit vers le terrain de la foi devient une porte de sortie pour un président dont la base électorale commençait à vaciller. En présentant cette guerre comme le combat des « forces du Bien contre celles du Mal », à l’instar de George W. Bush en Irak, Donald Trump espère regagner la confiance de son noyau dur républicain, à défaut de convaincre un peuple américain qui, selon les sondages, semble s’être définitivement détourné de lui. Toutefois, ce revirement aux allures de croisade a reçu un camouflet cinglant de la part du pape Léon XIV. Le souverain pontife a immédiatement réagi à cet amalgame : « Nul n’a le droit de prendre en otage la Pâques chrétienne pour de sombres desseins. C’est tout le contraire du message de l’Évangile transmis par le Christ », a-t-il affirmé, condamnant fermement cette instrumentalisation. Se croyant investi d’un soutien divin, le président américain promet désormais l’apocalypse à l’Iran, menaçant le pays d’une destruction systématique de ses infrastructures civiles pour le forcer à la capitulation. Cette stratégie rappelle les heures sombres de l’histoire, notamment lorsqu’Adolf Hitler assiégea Leningrad et Stalingrad sans jamais obtenir la reddition espérée, pour finalement capituler deux ans plus tard. Alors que Trump croit pouvoir remporter ce conflit, il se pourrait qu’il soit déjà en train de le perdre. Le compte à rebours semble commencé pour les États-Unis et Israël. Certains observateurs rappellent d’ailleurs que la chute de la « Nouvelle Babylone », assimilée par de nombreux théologiens à la puissance dominante actuelle, a été prophétisée de longue date, notamment dans le récit des Révélations de l’Évangile de Jean

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