Visite du pape et du président de la FIFA Le séisme qui fait trembler les officines de la haine

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Cette levée de boucliers médiatique s’accompagne d’une fébrilité quasi maladive de l’autre côté de notre frontière Ouest. Le Makhzen, enfermé dans une jalousie indéfinissable, semble perdre tout sens de la mesure face au rayonnement diplomatique de l’Algérie. La perspective de voir le souverain pontife fouler le sol d’Alger, précédée de la visite du président de la FIFA, plonge les cercles d’influence marocains dans un désarroi total. Pour Rabat, ces événements sont vécus comme des camouflets insupportables. Cette hostilité ne traduit rien d’autre qu’une peur panique de voir l’Algérie s’imposer définitivement comme le centre de gravité incontournable de la région, tant sur le plan moral que sur celui des grandes instances mondiales. Chaque succès algérien agit désormais comme un révélateur de leur propre isolement, transformant leur frustration en une campagne de dénigrement aussi stérile que pathétique. La haine viscérale que manifeste le régime marocain à l’égard de l’Algérie ne relève plus de la simple rivalité régionale, mais d’une véritable pathologie politique. Cette rancœur, nourrie par des décennies de complexes, s’explique par l’incapacité de Rabat à égaler la souveraineté ombrageuse et l’indépendance de décision d’Alger. Chaque succès diplomatique, sportif ou économique de l’Algérie est vécu par le Palais royal comme une humiliation personnelle, car il renvoie le Maroc à sa triste réalité de protectorat déguisé, contraint de vendre son âme pour espérer une reconnaissance internationale qui ne vient jamais. Cette jalousie se transforme en une agressivité médiatique permanente, visant à occulter les crises structurelles qui rongent le royaume. Derrière les façades de papier mâché destinées aux touristes, le Maroc s’enfonce dans une détresse sociale sans précédent. Le contraste avec la résilience algérienne est saisissant : alors que l’Algérie investit dans son industrie et ses infrastructures souveraines, le voisin de l’Ouest subit une paupérisation galopante de sa population rurale et une explosion des inégalités. La dépendance totale vis-à-vis des investissements étrangers et l’endettement massif auprès des institutions internationales ont transformé le pays en une économie de service fragile, incapable de nourrir ses propres enfants. Les tensions sociales y sont contenues par une répression féroce, loin des regards, tandis que la jeunesse marocaine ne voit d’autre issue que l’exil désespéré. Au-delà de l’économie, c’est une crise d’identité profonde qui secoue le Makhzen. En s’aliénant ses propres racines pour complaire à des agendas étrangers, le régime s’est coupé de sa base populaire. Les scandales de corruption qui touchent les plus hautes sphères de l’État et la déliquescence des services publics de base, comme la santé et l’éducation, créent un climat de colère sourde. C’est pour détourner l’attention de ce volcan intérieur que Rabat multiplie les provocations envers l’Algérie. En désignant un « ennemi extérieur », le régime tente de cimenter une unité nationale factice, mais cette stratégie de la tension permanente ne peut masquer éternellement l’échec d’un modèle basé sur la soumission plutôt que sur la dignité.

 

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