La visite du Pape en Algérie:
Le cauchemar des nostalgiques de l’empire et des officines de la haine

0
3

La panique qui s’empare des rédactions du groupe Bolloré et des cercles de la droite identitaire française à l’évocation d’une visite du Pape en Algérie n’est pas religieuse, elle est purement politique et idéologique.
Pour ces officines, l’Algérie doit rester, dans l’imaginaire collectif français, une terre de chaos, d’obscurantisme et de menace. Voir le chef de l’Église catholique, autorité morale planétaire, fouler le sol d’Alger, c’est voir voler en éclats des décennies de construction médiatique visant à isoler le pays. Ce qui les terrifie, c’est la consécration de l’Algérie comme pivot de la tolérance et du dialogue. Le Pape François, par sa simple présence, validerait le narratif d’une Algérie stable, sereine et protectrice de toutes les confessions, ce qui est insupportable pour ceux qui fondent leur fonds de commerce sur la théorie du «choc des civilisations». Plus grave encore pour ces nostalgiques, la visite papale réveillerait les spectres de l’histoire que la droite conservatrice tente de manipuler. Ils craignent que le souverain pontife, fidèle à ses positions anticoloniales, ne prononce des paroles de justice sur le passé colonial de la France, apportant ainsi une caution spirituelle à la demande algérienne de reconnaissance des crimes de l’histoire. Pour les médias racistes et xénophobes de l’empire Bolloré, qui s’évertuent à réhabiliter une vision positive de la colonisation, ce serait un revers diplomatique et moral sans précédent. Ils perçoivent également cette visite comme un camouflet pour la France «fille aînée de l’Église»: que le Pape choisisse la rive sud de la Méditerranée pour un message de fraternité universelle avant de consacrer une visite d’État à Paris est vécu comme un déclassement de l’influence française au profit d’une Algérie souveraine et centrale. Enfin, il y a la peur de l’image. Une Algérie qui accueille le monde, qui protège son patrimoine chrétien, de Saint Augustin à Hippone jusqu’à Notre-Dame d’Afrique et qui s’affiche comme une puissance émergente et organisée, détruit le portrait misérabiliste que ces journalistes à gages tentent de brosser quotidiennement. En somme, ils ont peur que la lumière du Vatican n’éclaire la réalité d’une Algérie debout, ruinant ainsi leurs efforts de sabotage médiatique et mettant à nu la petitesse de leur haine face à la grandeur d’un événement qui célèbre la fraternité humaine sur une terre qu’ils n’ont jamais cessé de vouloir dominer, ne serait-ce que par la calomnie.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici