Driencourt ou l’obsession maladive:
Quand un ancien ambassadeur s’étouffe face à la réalité algérienne

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Xavier Driencourt, cet ancien ambassadeur de France à Alger devenu le chantre de l’amertume sur les plateaux de CNews et du Figaro, incarne à lui seul cette figure du diplomate déchu qui ne se console pas de la perte d’influence de son pays. Son attitude face à la réussite éclatante de la visite du Pape Léon XIV en Algérie n’est que le prolongement d’une obsession maladive qui confine désormais au ridicule. Celui que l’on surnomme volontiers le «diplomate au fiel» semble avoir fait de la rancœur sa seule boussole intellectuelle. Pour Driencourt, toute réussite algérienne est une offense personnelle. En tentant de minimiser la portée spirituelle et politique du voyage pontifical, il ne fait que confirmer son incapacité à sortir du logiciel colonial. Sa lecture de l’Algérie reste figée dans une condescendance d’un autre âge, celle d’un homme qui a échoué dans sa mission de rapprochement et qui, par dépit, s’est reconverti en procureur permanent d’une nation qu’il n’a manifestement jamais comprise.
Le complice des officines de la haine
Il est devenu le cautionnement « technique » des cercles xénophobes français. En prêtant son titre d’ancien ambassadeur aux théories les plus fumeuses sur le prétendu «déclin» algérien ou sur «l’intolérance» imaginaire du pays, il donne une façade de respectabilité au racisme de salon. Voir ce personnage s’étouffer devant l’image du Pape Léon XIV à Hippone est presque un spectacle comique : c’est le triomphe de la réalité historique et de la paix sur les prédictions apocalyptiques d’un bureaucrate en mal de reconnaissance. La déchéance de Driencourt réside dans son passage de l’ombre des ambassades à la lumière crue des plateaux de propagande. En s’alignant sur les positions les plus extrêmes et en servant de caution aux attaques de l’empire Bolloré, il a piétiné l’obligation de réserve et la noblesse de la fonction diplomatique. Sa haine de l’Algérie est devenue son fonds de commerce, une petite boutique de l’aigreur qu’il expose à chaque occasion. Mais face à la grandeur de la visite papale et à la sérénité affichée par Alger, ses gesticulations paraissent ce qu’elles sont réellement : les derniers soubresauts d’un homme qui appartient au passé et que l’histoire, la vraie, est en train d’oublier.HK

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