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Judaisation du foncier et de l’immobilier marocain :<br>
Sous l’oeil impuissant d’un peuple manquant de courage

Imaginons un instant une judaisation de terres et de biens immobiliers se réalisant en Algérie. Quelle serait la réaction du peuple ? Il n’ y a pas photo, elle serait fulgurante et le pouvoir qui l’aurait décidé tomberait immédiatement sous la fureur du peuple. Au Maroc c’est le contraire qui est en train de se voir. Impuissance mais aussi un manque manifeste de courage. Il est vrai que l’histoire du Maroc est diamétralement différente de celle de l’Algérie. Le premier pays cité a toujours été docile envers les pays qui venaient l’explorer comme l’Espagne et la France, deux pays qui disposaient déjà bien avant que le Maroc ne passe sous protectorat français, d’avantages qui leur donnaient une prépondérance suffisante pour influer sur ces monarchies marocaines car il n’y avait pas de monarchie unique mais des îlots de pouvoirs princiers où régnaient des roitelets qu’on pouvait acheter avec une facilité déconcertante. Il n’ y a qu’à se référer aux carnets de voyage du peintre français, Eugène Delacroix qui sont disponibles à la lecture pour se convaincre du degré de corruption qui existait dans ce Maroc bien avant son protectorat par la France. Le peintre s’était également intéressé à la vie des juifs dans ce pays. Contrairement à l’Algérie qui avant la colonisation française avait une population hébraïque, certes moins importante que celle qui vivait au Maroc mais néanmoins nombreuse. En Algérie les juifs obéissaient à des règles strictes imposées par la régence ottomane. Leur domaine d’intervention était essentiellement économique et toute intrusion dans le domaine administratif était proscrite, voire sévèrement sanctionnée. Une telle situation n’existait pas dans le pays voisin. La communauté juive était introduite dans les cercles des pouvoirs locaux et elle en tirait des privilèges certains. Tout ce préliminaire pour dire que la ou les populations marocaines, à l’exception de celle du RIF dont les racines amazighes faisaient d’elle une rebelle continuelle, se sont toujours distinguées par une servilité qui a survécu dans le temps. Le fait aujourd’hui que l’ensemble des marocains regardent, sans broncher, une partie de leurs terres ancestrales et un patrimoine immobilier qui leur appartenait judaisés démontre l’existence d’une docilité maladive, voire pathologique chez ce peuple. Preuve en est, il n’ ya jamais eu d’insurrection massive, à l’exception de celle du rifain Abdelkrim El Khattabi, au Maroc. Les confédérations tribales et les confréries religieuses omniprésentes au Maroc ont toujours joué le jeu de l’occupant occidental et cela remonte à loin dans le temps. Les populations juraient toujours allégeance aux chefs de tribus ou aux mokaddems des confréries. Après l’indépendance et la mainmise du clan, chérifien qui s’empara de tout le Maroc pour y régner, cette allégeance a été transférée au roi et à lui seul. Pour l’ensemble des marocains c’est comme un péché que de désobéir au roi ou de contester son pouvoir souverain. Voila donc comment sont réduits des millions de marocains à voir leur pays devenir la proie des pourfendeurs de leur foi. Pour ce peuple la foi est avant tout une obéissance aveugle au roi . Alors parler de courage ou de rebellion c’est pour un marocain s’exposer aux flammes de l’enfer.

 

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