Relations Algérie-France:
Le sabotage médiatique et politique contre la diplomatie

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La visite de travail entamée ce lundi 1er juin 2026 par Saïd Sayoud, ministre algérien de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, à Paris, constitue le volet retour d’un processus diplomatique amorcé en février dernier lors du déplacement de Laurent Nuñez à Alger.
Ce chassé-croisé ministériel, loin d’être une simple formalité protocolaire, incarne la volonté des deux capitales de privilégier une « diplomatie des petits pas » pour déminer un terrain relationnel marqué par des tensions persistantes. En février, la visite de Laurent Nuñez à Alger avait permis d’entamer une phase de décrispation, centrée sur des impératifs sécuritaires et techniques, tels que la gestion des flux migratoires et les enjeux de coopération consulaire, dans un contexte où les échanges avaient été réduits à leur plus simple expression. Le déplacement de Saïd Sayoud dans la capitale française s’inscrit dans la continuité directe de cette feuille de route, témoignant d’une volonté commune de transformer des blocages structurels en une coopération opérationnelle plus fluide. Cependant, cette dynamique se heurte à un environnement intérieur français profondément hostile à tout rapprochement avec Alger. La séquence diplomatique actuelle est immédiatement scrutée, et surtout critiquée, par une galaxie de forces politiques et médiatiques qui ont érigé l’opposition à l’Algérie en dogme. Des figures comme Marine Le Pen, Bardella, Sarkosy, Bolloré ou Éric Zemmour ne perdent jamais une occasion de dénoncer ces discussions, qu’elles qualifient de soumission, transformant chaque avancée technique en un enjeu de politique intérieure où la souveraineté algérienne est sans cesse remise en question. Le poids des discours hérités d’un passé colonial mal digéré, portés par des personnalités comme Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Eric Zemmour, Bardella ou encore Bruno Retaillau, répercutés avec une virulence particulière par les éditorialistes de chaînes comme CNEWS, crée un climat de suspicion permanente. Ces acteurs ne cherchent pas à comprendre l’intérêt mutuel de ces visites ; ils préfèrent instrumentaliser la peur de l’autre pour nourrir une rhétorique identitaire où l’Algérie, en tant que partenaire, n’a tout simplement pas sa place. Il est impératif de dénoncer cette instrumentalisation systématique. Lorsque des journalistes, sous couvert de liberté d’opinion, transforment les plateaux de télévision en tribunes de diffamation contre un État souverain, ils ne font pas du journalisme, ils participent à un sabotage diplomatique. Cette hostilité, qui s’exprime à travers une stigmatisation constante, ignore volontairement les réalités d’une interdépendance incontournable sécuritaire, économique et humaine qui lie la France et l’Algérie. La visite de Saïd Sayoud, tout comme celle de Laurent Nuñez avant lui, est une nécessité pragmatique visant à stabiliser des relations que les agitateurs de la haine cherchent désespérément à faire imploser. En condamnant ces manœuvres, il devient clair que la véritable menace pour l’intérêt national français ne vient pas de la coopération avec Alger, mais bien de ces courants politiques et médiatiques qui, par calcul électoraliste ou aveuglement idéologique, préfèrent les décombres d’une rupture aux perspectives d’un dialogue exigeant mais constructif..

 

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