Le réchauffement climatique n’est pas une fiction. Les vagues de chaleur se succèdent et s’installent de plus en plus tôt dans l’année. L’Algérie, pleinement concernée par ce phénomène, s’y prépare depuis trois ans en adoptant un vaste programme d’adaptation. Les priorités ont été clairement définies : la gestion de l’eau et le renforcement des capacités électriques, particulièrement vulnérables en période de grandes chaleurs. Contrairement à la rive nord de la Méditerranée, l’Afrique du Nord a été épargnée par la canicule persistante qui a frappé la France, l’Italie et l’Espagne plus tôt que prévu. L’Algérie a ainsi bénéficié d’un mois de mai printanier et d’un mois de juin relativement clément. Juillet, en revanche, s’annonce très chaud. Si les Algériens sont habitués aux fortes températures estivales, les autorités sont, quant à elles, sur le qui-vive depuis deux ans, sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune. Le gouvernement refuse de revivre les incendies ravageurs de 2022, qui n’avaient épargné ni les vies humaines ni les biens. Pour parer à toute éventualité, un véritable « plan ORSEC » préventif a été déployé. L’acquisition d’avions bombardiers d’eau, de drones de surveillance et de camions-citernes en nombre suffisant permet aujourd’hui de contenir rapidement les feux qui se déclarent, notamment dans les zones boisées du pays. Sur le front agricole, la gestion de l’eau, qui stressait tant les cultivateurs par le passé, a été optimisée pour la saison estivale. Grâce à une excellente pluviométrie enregistrée cet hiver et jusqu’au mois d’avril, les barrages sont globalement bien remplis. Des lâchers d’eau calculés et mesurés sont effectués le long des cours d’eau, permettant aux agriculteurs d’irriguer sereinement leurs terres.
Eau potable et dessalement : un défi technique en bonne voie
Concernant l’approvisionnement en eau potable, un problème historiquement récurrent en été, la solution réside dans le programme échelonné de réalisation de stations de dessalement d’eau de mer. Bien que ce projet ait accusé des retards dus à un manque initial de savoir-faire, la situation s’améliore progressivement grâce aux ajustements apportés sur le terrain. La gestion de ces infrastructures se modernise. D’ici deux ou trois ans, la compétence technique nationale sera pleinement opérationnelle, même si la maîtrise totale du secteur demandera un peu plus de temps. En attendant, l’État maintient la pression sur les chantiers et multiplie les initiatives pour épargner la population des effets du dérèglement climatique mondial. Note géographique : Ce réchauffement planétaire s’impose à tous, particulièrement dans le bassin méditerranéen. Heureusement pour elle, l’Algérie se situe sur la façade maritime nord du continent africain, ce qui lui confère une relative protection côtière avant les chaleurs de l’arrière-pays. En été, le manque d’eau au robinet n’est pas le seul facteur de tension pour les citoyens. Les coupures fréquentes d’électricité, provoquées par la sur-utilisation des climatiseurs et des systèmes de refroidissement, saturent régulièrement le réseau. Sur ce point, la Sonelgaz se veut rassurante : pour cet été 2026 et les années à venir, les coupures de courant seront nettement moins fréquentes dans les zones urbaines, traditionnellement très énergivores. De plus, l’entreprise historique promet qu’en cas d’incident, la rapidité d’intervention des équipes techniques sera sans précédent. En résumé, pour cet été 2026, l’Algérie s’est dotée des moyens nécessaires pour faire face, modestement mais sûrement, aux rigueurs du réchauffement climatique, protégeant ainsi le quotidien de ses citoyens et la sécurité de ses infrastructures
