La meute anti algérienne se manifeste à nouveau : Les propos de Stéphane Romatet sur l’octroi des visas en sont la cause

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En accordant une interview à TSA, l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a déclenché un véritable tollé chez les détracteurs de l’Algérie. Si le diplomate s’attendait sans doute à des réactions, il n’en avait probablement pas mesuré l’ampleur. Le chiffre de 250 000 visas potentiellement accordés aux demandeurs algériens a réveillé l’hydre anti-algérienne. Bruno Retailleau, Éric Ciotti et Jordan Bardella, pour ne citer qu’eux, sont immédiatement montés au créneau. Relayant leur courroux, la chaîne CNEWS et la radio Europe 1 ont déversé leur hostilité viscérale contre l’Algérie, ses dirigeants et son peuple. Pris de panique, mais soucieux de ne pas froisser les autorités algériennes avec lesquelles il vient à peine de normaliser ses rapports, le Quai d’Orsay a publié un communiqué affirmant n’avoir «pas connaissance » de ce chiffre. Une manière subtile, bien que sournoise, de ménager le flou sans démentir brutalement son ambassadeur. Quant à Stéphane Romatet, il a certainement été rappelé à l’ordre par sa hiérarchie. La droite revancharde et l’extrême droite ne lui pardonnent pas sa sympathie affichée pour l’Algérie. L’ambassadeur n’a d’ailleurs jamais caché son attachement envers notre pays, son respect pour ses dirigeants et la proximité qu’il entretient avec son peuple. Cette malveillance des leaders de la droite, dont il est illusoire de croire qu’ils diffèrent de l’extrême droite,  n’est pas près de s’arrêter. Si d’aventure cette mouvance accédait au pouvoir lors de la présidentielle française de 2027, les relations entre la France et l’Algérie sombreraient inévitablement dans une hostilité extrême. À quelques mois de cette échéance électorale, un statu quo s’observe de part et d’autre. Aucune réconciliation n’est envisageable avant le verdict du second tour. L’espoir d’une normalisation sincère et sans arrière-pensée ne renaîtra que si la gauche l’emporte. Il faut se rendre à l’évidence : entre la droite et l’État algérien, le compromis est impossible, même si des voix comme celle de Dominique de Villepin veulent encore croire à un miracle. De leur côté, des figures du centre-droit comme Édouard Philippe ou Gabriel Attal estiment qu’il est temps de remettre en question les relations dites «privilégiées» avec Alger. Le cordon ombilical liant la France à son ancienne colonie est rompu depuis longtemps, mais cette France du passé refuse de le digérer. Pour cette droite prétendument républicaine, la pensée impériale bonapartiste reste profondément ancrée : dans son imaginaire obscur, l’ancienne colonie commet un crime de lèse-majesté en refusant de plier. Il semble que le moment approche où il faudra, hélas, se dire définitivement «bye-bye».

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