Chronique d’une obsession ordinaire/
Quand l’Algérie hante les sombres prismes de la droite française et de la galaxie Bolloré

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L’anniversaire du 20 août en Algérie réveille chaque année la même crispation pavlovienne au sein de la droite française et des sphères médiatiques sous influence, notamment celles liées à la galaxie Bolloré. Loin de saluer la mémoire d’un peuple en quête de souveraineté à travers les événements fondateurs du Nord-Constantinois et du Congrès de la Soummam, ces cercles politiques et médiatiques s’enferment dans une posture de déni et de ressentiment post-colonial. Pour ces commentateurs nostalgiques et ces polémistes en quête de boucs émissaires, chaque commémoration algérienne devient un prétexte pour distiller un narratif identitaire et xénophobe, incapable d’accepter l’histoire telle qu’elle s’est écrite et telle que l’Algérie la revendique aujourd’hui. Cette agitation vaine et stérile met surtout en lumière le profond déclassement moral et intellectuel de ceux qui persistent à regarder les deux rives de la Méditerranée à travers le prisme suranné de la domination, en parfaite contradiction avec la réalité d’un pays résolument tourné vers son avenir et son indépendance. L’Algérie d’aujourd’hui avance avec la ferme ambition de bâtir un avenir à la hauteur de son histoire glorieuse. Portée par une jeunesse créative, des talents dynamiques et une volonté collective inébranlable, la société algérienne exprime une fierté renouvelée face aux défis de son époque avec un héritage mémoriel tourné vers l’avenir et c’est ainsi que la conscience nationale algérienne puise sa force dans les grandes pages de son histoire, qu’il s’agisse des sacrifices consentis pour la liberté ou des jalons posés par des figures historiques majeures. Cette mémoire partagée ne se résume pas à la contemplation du passé : elle constitue le socle sur lequel s’appuie la construction d’un pays moderne. Les commémorations nationales rappellent l’attachement viscéral du peuple à sa souveraineté et à son indépendance de décision, des valeurs non négociables qui cimentent l’unité nationale.

Les piliers d’une dynamique de modernisation

L’ambition d’une Algérie nouvelle se traduit concrètement à travers plusieurs chantiers structurants, telle la transition économique et l’entrepreneuriat qui traduisent cette attention particulière portée à la diversification de l’économie, à l’encouragement de l’innovation et au soutien massif des jeunes créateurs d’entreprise à travers des dispositifs dédiés. Le renforcement des infrastructures par la modernisation des réseaux de transport, la numérisation des services publics et l’aménagement du territoire qui accompagnent la croissance démographique et urbaine. Ou alors cette excellence académique et scientifique née de l’investissement dans l’éducation, la recherche et la formation professionnelle qui vise à doter la nouvelle génération des compétences indispensables aux métiers de demain. Fidèle à sa tradition diplomatique de non-alignement et de défense des causes justes, l’Algérie joue un rôle moteur pour la stabilité et la coopération régionale, notamment en Afrique et en Méditerranée. Sa diplomatie proactive, guidée par les principes de bon voisinage et de respect mutuel, illustre la stature d’un État influent qui porte haut la voix des pays du Sud. Cette dynamique collective témoigne de la vitalité d’un peuple fier de ses racines, résolument engagé dans la construction d’un pays prospère, stable et tourné vers l’excellence. Au-delà du simple ressentiment, l’acharnement médiatique et politique orchestré depuis Paris face aux commémorations algériennes traduit une difficulté chronique à solder le passé colonial. Relayées par des canaux éditoriaux en quête permanente de polémiques identitaires, ces narrations tendent à caricaturer l’Algérie d’aujourd’hui tout en aseptisant l’histoire. Cette convergence d’intérêts entre une classe politique en mal de repères et des sphères médiatiques promptes à instrumentaliser les peurs frôle l’impasse intellectuelle. Réduire un partenaire régional majeur et un État souverain à un simple exutoire politique illustre l’incapacité de certains cercles français à s’affranchir de schémas géopolitiques obsolètes. Pourtant, cette agitation stérile se heurte à la trajectoire d’une nation résolument tournée vers l’avenir, attachée à sa souveraineté et à sa propre lecture de son histoire.

Dès lors, un tel climat d’hostilité récurrente laisse-t-il entrevoir la possibilité d’un véritable apaisement mémoriel et d’un dialogue constructif entre les deux rives de la Méditerranée ?

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