Qui sont ces criminels pointés du doigt par le président :
Des pyromanes d’un autre ordre

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Lors de la réunion du Conseil de sécurité convoquée par le chef de l’État dimanche dernier, le visionnage de vidéos a démontré que la piste criminelle de certains incendies n’est pas à écarter. Elle serait même plausible, selon le président, qui a longuement regardé les cassettes vidéo. Pour lui, c’est l’heure des départs de feu dans les localités les plus touchées qui renforce les soupçons. Une heure du matin serait l’heure du crime. Alors que les zones en question ne connaissaient aucun départ de feu durant la journée, car celles-ci étaient déclarées hors de danger, comment, dans un tel cas et en pleine nuit, autrement dit sans risque majeur d’un réchauffement spontané dû aux rayons ardents d’un soleil brûlant, des départs de feu se seraient-ils déclenchés ? L’enquête sur le terrain après les ravages connus et destructeurs a validé la thèse d’un acte volontairement humain. La question abordée est la suivante : s’agit-il d’actes provoqués par des pyromanes, c’est-à-dire des gens souffrant du syndrome du feu qui les pousse irrésistiblement à provoquer un incendie pour le simple plaisir de le contempler et d’en jouir psychiquement ? Ou bien est-il question d’individus animés par un désir de vengeance ? Ou enfin de gens payés par des pays qui détestent l’Algérie ou de cercles hostiles à la politique actuelle de renouveau économique et social ? Toutes les hypothèses sont sur la table et sont en train d’être examinées avec une attention soutenue et particulière. Il y a eu, entre-temps, des personnes qui ont été arrêtées car soupçonnées d’être les auteurs de ces incendies déclenchés dans le centre et l’est du pays. Leurs auditions au cours de leur garde à vue, qui peut être prolongée car la loi l’autorise, permettront de connaître les motivations qui ont poussé ces individus à commettre un crime aussi atroce. Les preuves devraient être accablantes et ne pourraient laisser la place au moindre doute, car ce qui vient de se passer est extrêmement grave. S’il est question de simples pyromanes, ceux-ci devraient avoir des antécédents et il est facile de les répertorier. S’il s’agit d’actes de vengeance contre une ou des familles victimes du drame, l’enquête approfondie le déterminera et trouvera le lien intrinsèque prouvant le ressentiment de la ou des personnes vengeresses. Enfin, nous arrivons à la troisième hypothèse, celle des actes rétribués. L’enquête, là aussi, grâce à une investigation poussée au plus haut niveau, prouvera, au regard de l’état des finances des personnes soupçonnées, l’origine d’un gain substantiel dont la provenance ne serait pas une simple accumulation de profits engrangés par une activité rémunérée légalement. En effet, si les personnes en question ne disposaient d’aucune ressource en argent avant cette abomination, le lien est vite trouvé. Il ne restera aux individus en question qu’à passer aux aveux, et s’ils refusent de le faire, la piste de la provenance de ces apports d’argent sera méthodiquement exploitée pour arriver jusqu’à la source des paiements et, par déduction logique, identifier qui en seraient les commanditaires. Un pays étranger ? Lequel ? Une coalition de pays ? Lesquels ? Une organisation liée à des ennemis de l’intérieur ? Laquelle ? Les prochains jours nous en diront plus.

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