Le FFS dénonce des exclusions « arbitraires » et réclame le réexamen des candidatures

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Locales

Par Mohamed Tahar Aissani—/—

Le Front des forces socialistes (FFS) dénonce une vague de rejets de candidatures touchant ses listes pour les élections locales annoncées pour le 28 novembre prochain. Qualifiant ces décisions d’« arbitraires et contraires à la Constitution », le parti demande leur réexamen et le rétablissement des candidats concernés dans leurs droits. Dans un communiqué, le FFS affirme que ces exclusions concernent des candidatures présentées sur la majorité des listes qu’il a déposées. Elles viseraient particulièrement, selon lui, des têtes de liste, des cadres du parti ainsi que des candidats disposant d’un ancrage populaire et d’une réelle capacité de mobilisation. Le parti estime que les décisions de rejet ne reposent pas sur des justifications convaincantes. Il y voit une volonté d’influer sur les résultats du scrutin et de porter atteinte à la liberté de choix des formations politiques comme des électeurs. Au cœur de ses critiques figure l’application des articles premier et 184 de la législation électorale. Le FFS dénonce une interprétation qu’il juge sélective, excessive et politiquement orientée de ces dispositions. Selon sa lecture, celles-ci seraient utilisées comme un instrument d’exclusion, au lieu de garantir un cadre respectueux des droits des candidats et du libre choix des citoyens. Le parti avertit que la multiplication de telles pratiques risque d’aggraver la crise de confiance, d’alimenter l’abstention et d’affecter la crédibilité des élections avant même leur tenue. Il évoque, à cet égard, la désaffection électorale qui aurait marqué, selon son communiqué, les législatives de juin 2026. Pour le FFS, l’organisation des élections, locales ou nationales, doit s’inscrire dans une démarche politique garantissant la neutralité, la transparence et l’égalité des chances. Le scrutin ne saurait, soutient-il, être réduit à une approche sécuritaire ou soumis à une gestion administrative et bureaucratique partisane. La formation insiste également sur le fait que la moralisation de la vie publique ne peut servir de justification à ce qu’elle considère comme un « arbitraire politique ». Elle estime que cette exigence passe d’abord par le respect de la Constitution, la protection effective des droits et libertés et la défense des principes de l’État de droit. Le FFS réclame ainsi l’arrêt immédiat des exclusions qu’il conteste et le réexamen de toutes les décisions de rejet dépourvues, selon lui, de fondements juridiques valables. Il demande que les candidats concernés puissent exercer pleinement leurs droits politiques et civiques

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