En marge de la crise entre l’Algérie et la France L’affaire Sansal est devenue un point de fixation

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Indépendamment de tous les griefs véhiculés par Bruno Rotaillau et ceux qui le suivent dans sa logique l’affaire dite de Boualem Sansal est un abcès difficile à crever. La France veut en faire un préalable avant l’ouverture de toute discussion s’orientant vers une désescalade, ce que l’Algérie refuse et dissocie. Le franco –algérien attend  quant à lui le verdict que prononcera la cour de Dar El Beida jeudi prochain.

Pour rappel l’accusé qui s’est présenté sans avocat devant le juge voulant, confirme t-il assurer personnellement sa propre défense, malgré les conseils du juge qui lui tendit une perche en lui suggérant un report du procès s’il acceptait de se faire assister par un avocat de son choix. La réponse cartégorique de Sansal a finalement statué sur la tenue du procès. Après avoir écouté l’acte d’accusation l’accusé prenant la parole a nié d’etre l’ennemi de l’Algérie qui est a-t-il rappelé son pays et que son patriotisme ne peut etre remis en cause. Le juge lui rappela que lors d’un entretetien accordé à un jornal affichant ostentatoirement des thèses xénophobes ,racistes et surtout anti algériennes il avait clairement dit qu’une partie du territoire située à l’ouest de l’Algérie appartenait historiquement au Maroc , ce qui  ,a poursuivi et souligné le magistrat , constitue , non seulement un mensonge  indiscutable mais surtout une atteinte intolérable à l’intégrité territoriale d’un pays « dont vous M.Sansal , dites ,que c’est le votre , que répondez –vous à cela ? » L’accusé dit alors que sa parole a été mal interprétée et qu’il ne voulait pas dire précisément cela. Une réponse qui d’évidence n’a convaincu personne y compris le prévenu lui-même qui comprit que le juge l’avait pégé car il devint livide et s’épongea la sueur qui dégoulinait de son front. Après ces questions réponses entre le juge et l’accusé le procureur fait alors son réquisitoire en reprenant toutes les interventions de l’accusé faites à une presse résolument hostile à l’Algérie et sur le plateau de télévision d’une chaine connue pour sa haine contre l’Algérie, interventions qui allaient dans le sens de l’idéologie pronée par cette chaine de télévision qu’un certainEric Zemmour devenu l’ami de l’accusé avait pendant des années accaparé pour injurier l’Algérie. Le minisère public requiert alors une peine d’emprisonnement de dix ans à l’encontre de l’accusé qui sera fixé sur son sort jeudi prochain.

Que dit –on de l’autre coté de la Méditerranée ?

En fait toute une série de spéculations. La première émane de ce François Zimeray, qui a toujours prétendu représenter Boualem Sansal alors que l’on sait que ce n’est pas vrai du tout . Ce prétendu avocat n’a en fait jamais mis les pieds à Alger c’est par téléphone qu’il s’est entretenu avec Sansal , lequel pesant le pour et le contre , a refusé d’etre représenté par lui , ce qui déplut à ce Zimeray qui inventa un prétexte qu’il savait porteur en ces temps –ci , il dit que les autorités algériennes avaient fait pression sur « son client » pour le dissuader de le prendre lui comme avocat car c’était un juif. Cette dose d’antisémitisme attribuée faussement aux autorités algériennes a été reprise par des médias appartenant au groupe Vincent Belloré et dont une chaine connue pour ses thèses racistes et anti algériennes s’est empressée de véhiculer. Or les choses, on le sait, ne se sont pas déroulées comme le prétend faussement et de manière machiavélique cet avocat foireux qu’est François Zimeray. En réalité ce dernier n’a pas digéré le refus froid et catégorique de Sansal qui ne voulait pas de lui. Cette vérité là est confirmée, au demeurant, par le batonnier d’Alger, un avocat respectable connu pour son intégrité morale, apprécié d’ailleurs par ses confrères parsiens qui le connaissent très bien, n’a, d’évidence, pas été acceptée par tous ceux qui réclament urbi et orbi la libération sans condition de cet homme qui possède la double nationalité. La position française a, en réalité, fait  fi de la nationalité algérienne de Boualem Sansal en ne reconnaissant que sa nationalité française obtenue récemment alors que le concerné est né en Algérie et son père, d’origine marocaine, avait lui aussi, obtenu la nationalité algérienne. Donc du point de vue nationalité proprement dite que pèse dans la balance la nationalité française. Matériellement  parlant il s’agit de cent grammes de francisation contre une dizaine de kilos d’algérianisation.  Cette fixation outrancière de la France sur une affaire qui est du ressort exclusif de l’Algérie ne peut devenir une condition siné qua non  pour une reprise du dialogue entre les deux pays. Elle ne l’est pas et ne le sera jamais du moins pas dans cette forme ci. S’il y a vraiment une volonté de l’Elysée de reprendre langue avec l’Algérie la présidence française doit impérativement dissocier cette affaire Sansal du reste car ce reste est bien plus compliqué que cette parodie autour d’un homme qui a délibérément attaqué sans retenue la souveraineté de son pays car , contrairement à ce que l’on pense ,coté français,  il continue de l’appeler de la sorte .

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